ÉCONOMIE BLEUE, KLASSOU EN APPELLE À LA MUTUALISATION DES MOYENS

Le continent africain est une grande richesse de par ses ressources naturelles dont son espace maritime. De nos jours, l’espace maritime africain s’étend sur une superficie de plus de 13 millions de km2 avec d’importantes richesses marines et côtières pouvant contribuer efficacement au développement durable de ses nations. Cette richesse halieutique de l’Afrique est au centre d’une rencontre ministérielle ouverte ce jeudi sur les Îles Maurice. Une rencontre à laquelle prend part le premier ministre Togolais Sélom Klassou qui a, dans son intervention rappelé le rôle et l’importance de l’espace maritime dans le développement des pays africains.
Prenant la parole à cette rencontre ministérielle placée sous le thème « les économies bleues et le changement climatique « , le premier ministre togolais a, en un premier temps salué le gouvernement mauricien pour avoir pris l’initiative d’organiser une telle rencontre. Ensuite, il a transmis les salutations fraternelles du chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé au peuple mauricien.
Parlant de l’économie bleue, le premier ministre Klassou a rappelé à ses pairs que « le Golfe de Guinée seul regorge d’énormes richesses halieutiques et minières ainsi que d’immenses gisements d’hydrocarbures qui en font une grande zone d’intérêt géostratégique et une plaque tournante majeure du commerce intérieur « .
Ainsi a-t-il donné à titre d’exemple, que  » 70% de la production pétrolière et gazière en Afrique Subsaharienne est concentrée dans le Golfe de Guinée sans oublier les autres ressources biologiques ».
Pour lui, l’économie bleue est « devenue un puissant levier et un catalyseur pour l’orientation vers de nouveaux engagements sur les océans et les mers, avec une visibilité de plus en plus croissante et importante dans le cadre des objectifs du développement durable (ODD) ».
Il reconnaît par ailleurs qu’avec le phénomène du changement  climatique, l’Afrique fait face à de nombreux défis.
Pour relever ces défis, « l’Afrique doit, à cet effet, définir sa propre conception de l’économie bleue, de la prospérité et du progrès et encourager les approches et les idées novatrices qui amélioreront le bien-être de ses populations et de son environnement « , a-t-il conseillé.
Toute fois, il est à noter que le changement climatique, l’insécurité maritime dont le trafic illicite de tout genre à savoir d’arme, de drogue, le phénomène de l’érosion côtière, la monté croissante du terrorisme constituent une menace susceptible d’entraver l’espoir que suscite l’économie bleue en Afrique.
Pour y remédier, le premier ministre Klassou pense qu’il faut « mutualiser les expériences, moyens, et efforts pour combattra le fléau ».
Cette rencontre des chefs de gouvernement, permettra de mettre en place et développer une stratégie pour faire de l’économie bleue, une véritable richesse pour l’Afrique.
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