L’ÉCRIVAIN TOGOLAIS SYLVESTRE BÉNI « PARLE » POLITIQUE

Après son roman « Erreur Fatale » et le recueil de poèmes « Je Proteste, le totalitarisme est un inhumanisme », le journaliste Béni Kokou Sylvestre, vient de sortir son troisième ouvrage « Togo : La difficile marche vers la démocratie ». Une étude politique, un essai de 240 pages publié le 22 juillet dernier aux Editions Edilivre en France et qui revient sur un demi-siècle de comédies et tragédies politiques qui tracent la vie de la nation togolaise. Voici donc le résumé de l’œuvre et sa présentation….
 
RÉSUME DE L’ŒUVRE

Après l’assassinat de Sylvanus Olympio, père de l’indépendance du Togo, le pays bascule dans un autoritarisme aveugle sous Gnassingbé Eyadéma sans réussir sa mue démocratique. Sous la pression populaire, les simulacres d’ouverture tournent vite au drame. En effet, la pratique de la répression sauvage a couvert le territoire d’une mosaïque de sinistres pour écraser les militants de l’opposition. Ces épisodes tragiques sont dépeints avec force détails qui fouettent la sensibilité. Jamais Gnassingbé, père et fils n’ont renoncé au terrorisme d’État, à l’achat de consciences, aux effractions électorales, aux transgressions des dispositions réglementaires face au levain d’un désir d’alternance politique qui enfle les aspirations. Une délinquance active de gouvernance qui se répand sur tout…
 
PRÉSENTATION DE L’ŒUVRE

Dans les lettres du souvenir aux précisions spatio-temporelles pointilleuses à nourrir toutes les curiosités de recherches historiques, sont transcrits les événements sous le feu des guirlandes aux épisodes multiples en forfaitures, en horreurs, en assassinats, en tortures, en crimes, en violations des droits humains du régime dynastique des Gnassingbé I et II. Le déroulement de l’Histoire dans une République tronquée, violée où une minorité armée impose sa signature par le sang, refuse de voir un peuple s’épanouir dans ses aspirations démocratiques, dépeint en relief une tragédie insoupçonnée orchestrée par un clan.

Le coup d’État du 13 janvier 1963 où le père de la Nation Sylvanus Olympio trouva la mort, livra le Togo à un sinistre de gouvernance aux péripéties militaro-tragiques avec des frasques et des fracas inciviques et un échafaud de décapitation du soupir manifeste vers la démocratie. Eyadéma installa au Togo, trente-huit longues et dramatiques années, une autocratie récidiviste d’oppression sanglante décrite dans ses morceaux choisis, ses camps d’isolement complet des détenus, ses lecteurs de motions, ses coups tordus, ses maquillages burlesques et démentis ridicules jusqu’aux simulacres de ses consultations populaires.

Mais, le 05 octobre 1990 est le point de départ d’un relevé saisissant d’une insurrection populaire stimulée par des étudiants qui aboutit, après de nombreux massacres des civils sans défense à la Conférence Nationale Souveraine contre laquelle des actes attentatoires sont commis par le clan Gnassingbé. Les institutions issues de la Conférence Nationale chargées de restaurer l’État de droit et de conduire les aspirations du peuple sont régulièrement attaquées. L’assaut militaire donné à la Primature de Joseph Koffigoh est le point saillant d’une agression armée qui renversa les structures démocratiques jamais connues au Togo. La démocratie à la baïonnette fit place à une aube éteinte. Elle ouvre le bal des dialogues dont les conclusions et engagements se défont au gré des humeurs d’un empereur revêtu d’un manteau de meneur de jeu. Jamais, il ne respectera les travaux des dialogues, encore moins ses propres serments de quitter le pouvoir, jusqu’à sa mort.

Son fils Faure Gnassingbé assure le relais de ses pratiques et méthodes dans une succession dynastique camouflée sous le feu des protestations populaires par une parodie d’élection émaillée de braquages des bureaux de vote et des urnes qui ont fait le tour du monde en image. Par un fleuve de sang, le fils du « Timonier » amarra son navire de cruauté au quai de la Présidence. Les enquêtes onusiennes font état de cinq cent tués environ par la brutalité des forces de défense et de sécurité au repli identitaire. Les subterfuges et les fables sont une prédilection pour Faure Gnassingbé. Il initia une réconciliation nationale de façade parce que les conclusions et les recommandations de ses assisses nationales sont rejetées et enterrées. Il approuva un Accord Politique Global pour résoudre définitivement la crise en reniant, après neuf années d’immobilisme, les réformes politiques issus du traité politique républicain qu’est l’APG en renvoyant ces réformes à une Assemblée acquise à sa cause par un découpage scandaleux et totalement inique.

La finalité des rebondissements insensés et l’abondance de leur chronologie peuvent-elles nous permettre d’inventer ou de réinventer une voie salutaire pour asseoir les bases de la démocratie et de l’alternance au Togo ? Chaque Togolais peut alimenter le débat et fournir des pistes de contributions.
Cet ouvrage, témoin de l’Histoire, revient sur plus d’un demi-siècle d’immobilisme et de tragédies socio-politiques au Togo, avec le cortège de blessés et de morts dont le sang qui crie encore inaudible, justice.
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