VALORISATION DE LA CULTURE AFRICAINE : JOHN COVI DÉCKON, UNE CURIOSITÉ VESTIMENTAIRE

D’aucuns pourraient dire sans coup férir que la mode vestimentaire appropriée pour les diplomates et autres officiels reste, de façon classique, la veste et la cravate. Mais il est de ces personnalités qui savent allier promotion de la culture africaine et administration. Parmi ces autorités figure en bonne place, le Ministre de l’Economie et des Finances de la Principauté de Seborga, le Togolais John Covi Déckon.
Lors d’une de ses récentes missions dans la capitale togolaise où nous avons eu de nouveau la chance de le rencontrer, le goût prononcé du Ministre de l’Economie et des Finances de la Principauté de Seborga a attiré notre attention. A la question de savoir pourquoi il préfère le pagne, il répond : « Je suis fier de mes origines. Le costume et la cravate sont des goûts vestimentaires importés. Aussi longtemps que je le pourrai, je valoriserai les tissus africains, même au cours de mes réunions officielles. Cette question ne se poserait pas aux Ghanéens qui ont compris qu’il faut valoriser leur tissu Ashanti. »
« Il n’est pas logique que nous produisions du coton en Afrique, notamment au Togo et que nos pagnes soient fabriqués en Hollande. Les Hollandais fabriquent des tissus africains qu’eux-mêmes ne portent pas, et l’Africain se délecte des tissus hollandais qu’il assimile au tissu africain. Il y a des fortunés en Afrique qui peuvent, en un claquement de doigt, investir dans cette industrie. Mais pourquoi ne le font-ils pas ? Ce qui est inquiétant, c’est que ce n’est pas seulement l’industrie textile seule qui est concernée par ce phénomène en Afrique. Ma crainte ne concerne pas que l’industrie textile, mais bien d’autres domaines », argumente le ministre Déckon (photo).
Jadis, le pagne faisait la fierté du Togo, à travers les amazones du Grand Marché de Lomé, communément appelées « les Nana Benz ». Même si de nombreuses initiatives ont été prises ces dernières années pour fêter le pagne, la problématique de l’industrialisation des produits « Made in Togo » reste d’actualité ; d’où les nombreuses interrogations au sujet de la zone franche togolaise qui a plus que jamais besoin de s’inscrire dans la vision qui a motivé sa création par Feu Président Gnassingbé Eyadéma : « promouvoir l’industrie au Togo, et attirer les investisseurs étrangers en zone franche. »
Partager sur Google Plus

QUI SOMMES-NOUS? Redaction GAPOLA

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire