Boost Africa, une initiative de la BEI et la BAD pour soutenir les jeunes entrepreneurs africains


La frange juvénile représente la majeure partie de la population africaine. Aussi constitue-t-elle un énorme atout  pour le continent tout entier si elle est bien exploitée et soutenue dans ses initiatives entreupreunariales. Fort de ce constat la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque africaine de développement (BAD), en partenariat avec la Commission européenne ont initié le projet Boost Africa.

La cérémonie officielle du lancement  de ce projet  organisée à Abidjan en Côte d’Ivoire, a été honorée par la présence du président de la BEI, Werner Hoyer et  celui de de la BAD,  Akinwumi Adesina, et de Stefano Manservisi, directeur général de la coopération internationale et du développement à la Commission européenne.

 La  vocation  dévolue à l’initiative Boost Africa est de contribuer à renforcer l’essor, en Afrique, d'un écosystème d’entreprises efficaces en soutenant, de façon durable, les étapes les plus précoces et les plus risquées de la chaîne de valeur entrepreneurial.

 Au-delà de cette noble mission,  elle entend également  stimuler le potentiel entrepreneurial des jeunes africains et les amener ainsi à créer des entreprises performantes et innovantes, à même de relever les défis de la concurrence régionale et mondiale, d’attirer des investissements directs nationaux et étrangers, de créer de nouveaux emplois de qualité et de contribuer à une croissance économique durable et inclusive, comme l’a martelé  le président de la BEI  au cours de son allocution de circonstance:
« Boost Africa est véritablement, une grande initiative qui soutiendra l’esprit d'entreprise et l’innovation en Afrique et qui alimentera les nouveaux talents du continent.  Il s’agit donc d'une manière concrète d’aborder les facteurs à long terme qui alimentent la pauvreté, l’instabilité et la fuite des cerveaux, un grand nombre de ces facteurs étant à l’origine de la crise des migrants qui nous frappe tous, et qui font ainsi des objectifs de développement durable une réalité ».

« Cette  initiative  permettra aux jeunes africains d’envisager l’avenir avec espoir et de se convaincre qu'ils peuvent réussir dans la poursuite de leurs rêves et de leurs attentes », a pour sa part  renchéri  le président de la BAD Akinwumi Adesina, qui ajoute « L'Afrique de demain sera dessinée par la jeunesse actuelle et il est extrêmement important que nous suscitions et soutenions des possibilités d’entreprendre pour la jeunesse, que nous favorisions la réussite des projets et que nous les montrions en exemple pour d’autres jeunes. »

En thème de fonds, il est à noter que grâce à un premier investissement mixte de 150 millions d’euros au maximum, Boost Africa devrait mobiliser jusqu’à un milliard d’euros en investissements supplémentaires dans un secteur à forte croissance et soutenir plus de 1 500 jeunes entrepreneurs et PME sur l’ensemble du continent.

De portée panafricaine et unique en son genre  l’initiative repose sur trois piliers intégrés.  Il s’agit en premier lieu d’un programme d'investissement qui consiste en des prises de participation dans des fonds de capital d'amorçage, des fonds de co-investissement, d’investisseurs providentiels et des fonds complémentaires d'accélérateurs.

Le second pilier  prend en compte un mécanisme d'assistance technique qui regroupe des aides non remboursables favorisant un renforcement des capacités et une diffusion des meilleures pratiques à l’appui des aspects suivants : la propension des intermédiaires à investir, l’assistance et la formation techniques et commerciales des entreprises bénéficiaires et des entrepreneurs et la création de réseaux d’investisseurs locaux. 

Une plateforme de soutien à l’écosystème entrepreneurial encourageant l’innovation, l’acquisition de compétences en partenariat, l’incubation et l’encadrement de nouvelles idées prometteuses, ainsi que l’évaluation et la diffusion de meilleures pratiques, viendront en fin de compte soutenir les deux premiers piliers pour rendre l’initiative plus efficace.

Les initiateurs renseignent également que ces trois piliers seront respectivement dotés d’une enveloppe de 50 millions, 20 millions et 10 millions de FCFA.

Notons qu’il est prévu la création de 25 OOO  emplois directs et au moins 70 000 emplois indirects au terme l’initiative Boost Africa
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