11eme CONFÉRENCE ÉCONOMIQUE AFRICAINE : L’AVENIR DE L’AFRIQUE DEPEND DE L’AGRICULTURE


Plus de 300 personnes participent depuis lundi à  la 11eme conférence économique africaine à Abuja au Nigéria. Organisée conjointement par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), elle a pour thème « Nourrir l’Afrique : vers une agro-industrialisation pour une croissance inclusive ».  La onzième Conférence économique africaine (CEA) a débuté ce  lundi par un consensus sur la nécessité de porter à plus grande échelle la transformation du secteur agricole en Afrique, afin d’y stimuler l’industrialisation et une croissance inclusive.
Ayant pour objectif de dégager des éléments probants basés sur la connaissance de bonnes pratiques qui pourront aider les pays d’Afrique à transformer leur production agricole et à assurer une croissance plus durable, la 11eme conférence à pour ordre la transformation du secteur agricole.
Dans sa présentation liminaire, Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD) a fait remarquer que l’agriculture, qui contribue au PIB africain à hauteur de plus de 28 %, constituait la clé d’une croissance accélérée, de la diversification et de la création d’emplois pour les économies africaines.

« L’agriculture offre les matières premières nécessaires au développement industriel. Les produits alimentaires représentent la part de la plus élevée de l’indice des prix à la consommation et pouvoir offrir des produits alimentaires bon marché est essentiel à la maîtrise de l’inflation. Quand l’inflation est faible, les taux d’intérêt diminuent, et les investissements de la part du secteur privé deviennent plus importants. Un secteur agricole plus productif, plus efficace et plus compétitif est indispensable à la stimulation des économies des zones rurales, où vit la majorité de la population africaine », a déclaré Akinwumi Adesina.
Citant les cas de pays d’Afrique (Éthiopie, Kenya et Rwanda) et d’Asie, de la Corée du Sud en particulier, Akinwumi Adesina a montré comment l’Afrique pouvait faire de l’agriculture une assise solide permettant de construire rapidement une base de production agro-alimentaire.
M. Adesina a affirmé que la BAD avait affecté 800 millions de dollars EU aux « technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique » (TTAA). Ces fonds ciblent 40 millions d’agriculteurs sur une période de dix ans et devraient leur permettre de développer à grande échelle l’emploi de nouvelles technologies agricoles.
« Notre objectif est simple : contribuer à un développement agro-alimentaire très fort dans toute l’Afrique. Pour ce faire, il faut des politiques publiques bien ciblées destinées à stimuler le secteur agricole, surtout l’agro-alimentaire et les entreprises de fabrication d’aliments », a souligné Akinwumi Adesina.

 Pour sa part, M. Abdallah Hamdok, le secrétaire exécutif par intérim de la CEA, a insisté sur la nécessité de nouvelles approches en matière de politiques favorables à la stimulation de la production, ce qui nécessitera un rôle plus grand de la part des acteurs étatiques ainsi que le type de leadership qui apporte une vision bien définie de l’industrialisation sur le plan agro-alimentaire.

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