APRÈS 2 ANS D’EXERCICE LE FNFI « SE PORTE BIEN »


Lancé en janvier 2014 par le gouvernement, le Fonds National de Finance Inclusive (FNFI) a  pour but de réduire le taux de la pauvreté  au Togo. Après deux ans d’opérationnalisation, les responsables du Fonds étaient face à la presse ce mercredi pour dresser le bilan de leurs activités.


Deux ans seulement après sa création, le FNFI sert à la population,  trois différents produits qui sont l’APSEF (Accès des Pauvres aux Services Financiers), l’AGRISEF (Accès des Agriculteurs aux Services Financiers) et l’AJSEF (Accès des Jeunes aux Services Financiers).  Depuis début 2014 jusqu’à ce jour, les 3 produits ont permis  à près de 700 000 togolais de se doter d’une activité génératrice de revenue.

« Le FNFI est dans le processus de poursuite de consolidation financière. En termes de chiffre pour les nouvelles personnes touchées avec les trois produits, nous avons noté en fin octobre près de 700 000 bénéficiaires. Le nombre de renouvellement de crédit, lui, s’élève à plus de 400 000. En terme de ressource mise à la disposition des institutions de micro-fiances, les partenaires qui font le crédit sur le terrain, le fonds s’élève à plus 25 milliards de FCFA. Le résultat démontre pour l’heure que le FNFI se porte bien », a précisé Yves GNABA, le directeur du FNFI.

Malgré ce progrès réalisé, le FNFI est confronté à un sérieux problème de remboursement des crédits par les bénéficiaires, notamment ceux de l’AGRISEF et de l’AJSEF.

« Si nous prenons le premier produit APSEF, il est remboursé relativement bien à la fin de la première année et nous avons noté un taux de remboursement de 90%. Et il y a des zones où nous avons noté de belle performance, notamment la région des Savanes. Mais en 2015, le taux a été relativement plus bas à cause de l’introduction de deux produits AGRISEF et AJSEF », a-t-il expliqué.

Pour le directeur du FNFI, ce problème  de remboursement est dû à la mauvaise foi des « emprunteurs » qui sans doute considèrent  les crédits de FNFI comme « des dons du gouvernement togolais ».

Selon les responsables du FNFI, des mesures idoines sont déjà mises en place pour corriger ces problèmes de retard de paiement.

Dans sa perspective, le FNFI, envisage de créer un nouveau produit spécial qui sera destiné aux femmes portefaix, handicapées, guéries de fistules obstétricales et veuves. Il sera financé par la BAD.
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