GRÉVE DES ENSEIGNANTS : LA CDPA APPELLE AU DIALOGUE POUR UNE SORTIE DE CRISE

La grève de trois jours des enseignants débutés à compter de ce 7 décembre fait déverser les élèves dans les rues de Lomé. Ceux-ci étaient dans les rues pour réclamer leurs professeurs et la reprise des cours considérés comme faits durant les précédentes grèves.
 
Ainsi après Dapaong, Atakpamé, Sokodé et autres, c’est Lomé la capitale qui connait la manifestation des élèves dans les rues. Et comme les années précédentes, les élèves du public ont rallié à leurs causes leurs camarades des privés. Ceux-ci étaient délogés par les élèves du public pour dire que tant qu’eux n’auront pas les cours, il en serait ainsi pour ceux des privés.

Ces grèves  répétitives des enseignants alors qu’on est au premier trimestre de l’année scolaire préoccupe la Convention démocratique des peuples africains (CDPA). Dans un communiqué en date du 7 décembre parvenu à notre rédaction, la CDPA dit comprendre et partager totalement l’indignation et la colère des élèves, dont la plupart issus de couches défavorisées, n’acceptent pas qu’après les sacrifices incommensurables de leurs parents, voire les leurs, pour mobiliser les fonds nécessaires pour le payement de l’écolage, des fournitures et autres cotisations, le gouvernement compromette leur avenir, en misant sur le pourrissement du mouvement des enseignants en attendant que tout se tasse pendant les vacances de noël.

Pour la CDPA, si cette situation perdure depuis 2013, c’est que l’État togolais refuse de prendre à bras le corps des préoccupations récurrentes et légitimes du corps des enseignants.

« …  le gouvernement aurait dû nous assurer enfin une année scolaire sereine en mettant à profit son report de la rentrée d’un mois pour régler les problèmes en instance » souligne le communiqué.
De même, elle invite le gouvernement à écouter les cris des enseignants en entamant sans délai des discussions avec ceux-ci pour « solder durablement ces problèmes avant que le pire ne survienne.»

Aux dernières nouvelles, le gouvernement serait prêt à rencontrer et à discuter avec les syndicats des enseignants dès demain. Ces discussions vont porter sur la plateforme revendicative des enseignants à savoir :
 (i) l’octroi de l’indemnité de logement pour le personnel de l’éducation et pour toute la carrière, la prime de travail de nuit et prime de salissure, à intégrer au budget 2017, en attendant l’adoption du statut particulier ; 

(ii) le reversement des enseignants auxiliaires dans le corps des fonctionnaires de l’enseignement conformément au statut général de la fonction publique ;

 (iii) la résolution définitive du problème de la CNSS, du dossier des normaliens ainsi que l’intégration des enseignants volontaires restants dans la fonction publique ; 

(iv) et enfin l’annulation des affectations punitives des représentants d’enseignants et des délégués syndicaux.

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