GRÉVE DES ENSEIGNANTS: L’ANC APPELLE A UNE GESTION SAINE DES FINANCES PUBLIQUES POUR FAIRE FACE AUX MOUVEMENTS SOCIAUX


Depuis la rentrée scolaire 2016-2017, le secteur de l’éducation au Togo est secoué par des grèves répétitives des enseignants qui réclament depuis belle lurette maintenant l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Faute d’un accord, lors des discussions du 8 décembre entre Komi Tchakpéle, ministre des enseignements primaire et secondaire, Georges Aidam, des enseignements techniques et de la formation professionnelle et les syndicats grévistes, ceux-ci ont reconduit pour trois jours la grève à compter de ce mercredi.

 Cette situation paralyse le déroulement des cours de ce premier trimestre dans les établissements scolaires surtout ceux du public. Du coup, les élèves se déversent dans les rues pour réclamer les cours.

Préoccupée par cette situation qui pénalise les élèves et contribue à dégrader davantage le niveau de l’enseignement dans notre pays, l’Alliance national pour le changement (ANC), dans un communiqué en date du 13 décembre signé par le vice-président, Patrick Lawson-Banku (photo) invite le gouvernement  à reprendre les discussions avec les enseignants en vue de trouver une solution pérenne à la crise.

« Tout en exprimant sa solidarité avec les enseignants qui mènent une lutte légitime pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, l’ANC demande instamment au gouvernement de reprendre dans les meilleurs délais, les discussions avec les syndicats en vue de trouver une solution juste et durable à leurs revendications » écrit Patrick Lawson-Banku dans le communiqué. 

Par ailleurs, l’ « ANC dénonce et condamne les dérives du régime RPT/UNIR qui laisse à l’abandon les écoles, les hôpitaux et les centres de soin au profit de dépenses somptuaires telles que l’organisation d’un sommet de prestige à un coût prohibitif, l’achat de quatre hélicoptères non prévus au budget de l’Etat, les dépenses faramineuses de la Présidence de la République qui progressent de 33% en une année. Une réallocation des ressources consacrées à de telles dépenses pourrait largement couvrir les besoins sociaux de base, notamment dans les domaines de l’enseignement et de la santé ».

Pour l’ANC une gestion saine des finances publiques au Togo, pourra amener le gouvernement à faire à ses mouvements sociaux.
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