INTERVIEW EXCLUSIVE D'ALIOUNE TINE: « IL A Y A DES RECOMMANDATIONS SUR LE CAS KPATCHA GNASSINGBE ET PASCAL BODJONA … IL FAUT LES RESPECTER »

En mission à Lomé pour évaluer avec les autorités togolaises l’état de la mise en œuvre des recommandations de l’EPU (Examen périodique universel), le professeur Alioune Tine nous a bien voulu accorder à votre journal une interview exclusive. De la situation des droits de l’homme sur le continent africain au cas particulier du Togo, en passant par les raisons de sa mission à Lomé, voici autant de sujets sur lesquels le directeur régional Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, dans un franc-parler s’est prononcé. Lisez plutôt

Liberté : Quel regard synoptique portez-vous sur la situation des droits humains en Afrique occidentale et centrale ?
Alioune Tine : De façon globale, nous nous réjouissons que l’Union Africaine (UA) ait décrété 2016, année des droits de l’Homme en Afrique, avec un focus particulier sur le respect des droits de la femme. Cela nous donne le prétexte pour aller voir ce qui se passe sur le terrain dans certains pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Et puisqu’on parle des droits de la femme, laissez-moi partager ce que nous avons constaté à travers nos recherches. D’abord, le mariage forcé des jeunes filles est toujours une réalité dans la sous-région, au Burkina Faso, au Mali, en Guinée-Conakry et au Sénégal, c’est un véritable problème, et certainement ici au Togo. Il y a ensuite les grossesses précoces : les deux vont de pair d’ailleurs. Donc nous avons mené des campagnes pour l’éradication de ces  deux fléaux dans la sous-région et avons eu des résultats au Burkina Faso où le gouvernement s’est engagé à réviser les lois sur le mariage, notamment en élevant l’âge minimal de mariage à 18 ans.
Nous avons aussi travaillé de façon concrète sur ce qu’on appelle l’espace civique c’est-à-dire le respect des libertés fondamentales : liberté d’expression, liberté d’association, liberté de manifestation. Sur toutes ces questions, nous observons dans l’espace de la CEDEAO et de la CEMAC, une restriction de ces libertés. Aujourd’hui, pour manifester au Sénégal, en Côte-d’Ivoire, en Guinée Conakry, au Bénin, au Togo notamment avec ce qui s’est passé à Mango, on se heurte soit à un refus car l’interdiction d’une manifestation devient de plus en plus la norme sous le prétexte de la menace terroriste ; soit lorsque ces manifestations ont lieu, elles sont très sévèrement réprimées souvent avec un usage excessif de la force. L’on compte souvent des blessés et des morts, au Gabon, au Congo, au Tchad, même au Togo, comme c’était le cas à Mango.

Que demandez-vous aux Etats alors face à un tableau si noir que vous venez de décrire ?
Nous demandons aux Etats de faire en sorte que toutes les manifestations soient autorisées et  encadrées de manière à ce qu’on banalise le fait de manifester dans les espaces CEDEAO et CEMAC. Dans certains pays, nous avons pratiquement ce qu’on peut considérer comme une « clôture totale de l’espace civique ». Cela veut dire que manifester peut vous coûter la vie. C’est le cas en Gambie où des militants de l’opposition qui ont défié l’autorité en manifestant ont été emprisonnés et torturés à mort. Le leader du parti d’opposition UDP Ousseynou Darboe vient de sortir de prison. Il a été arrêté pour avoir manifesté avec 13 membres de l’UDP. Comme on le voit donc, exprimer ou manifester sa dissidence peut vous coûter cher. Aujourd’hui une bonne partie de la population gambienne, des jeunes surtout, qu’ils soient des journalistes, des membres de la société civile, des représentants de partis sont parfois obligés de s’exiler faute de jouir de leur liberté d’expression. Il faut aussi ajouter les arrestations de personnes et les assassinats.
 Ces restrictions sont exacerbées dans des situations tout à fait particulières, comme durant un  processus électoral, et particulièrement le jour du scrutin où nous avons souvent des tensions, des conflits et des répressions très sévères. Amnesty n’observe pas les élections mais fait le monitoring des droits de l’homme pendant la période électorale.

Il semble qu’Amnesty International ait estimé que la réalisation de certaines modifications constitutionnelles et la lutte contre le terrorisme créent souvent des violations de droits humains. Vous confirmez ?
Les modifications ou tentatives de modifications constitutionnelles sont effectivement des moments de tension qui peuvent créer de graves violations de droits humains, surtout lorsque le peuple choisit la rue pour se faire entendre: nous avons vu les manifestations, au Burundi tout récemment et au Congo et des affrontements violents  qui ont fait des blessés et des morts. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme aussi, les Etats sacrifient de plus en plus la liberté à la sécurité pendant que les groupes armés ne se soucient tout simplement d’aucune loi ni convention. Nous l’avons vu au Nigeria où  Boko Haram a commis des massacres massifs, et des viols et  enlèvements.
On a également vu l’utilisation de jeunes garçons ou de jeunes filles qui se font exploser. La lutte contre Boko Haram et les lois d’exception générées dans ce cadre soit au Cameroun soit au Nigeria font que les militaires commettent des violations systématiques des droits humains.
Les Etats luttent contre le terrorisme mais souvent se soucient très peu de leurs obligations internationales en matière de droits de l’homme. On a vu au Nigeria des tortures, des détentions arbitraires, des personnes étouffées dans les lieux de détention, si bien qu’Amnesty a appelé les autorités à inculper et juger certains officiers mêlés aux exactions les plus graves.
Au Cameroun, nous avons des détentions arbitraires, des disparitions de personnes comme à Magdémé et Doublé, deux villages où des familles sont toujours sans nouvelles de 130 personnes qui ont disparu après une opération de ratissage menée par l’armée. Nous avons également des lieux de détention qui ne sont pas appropriés. Des gens sont arrêtés au mépris des règles de procédure pénale dans les camps militaires, interrogés ou détenus dans les locaux de gendarmerie, nous avons des prisons qui sont surpeuplées à Maroua, et la justice aussi fonctionne très mal, avec des détentions illégalement prolongées. Au Cameroun toujours, tous ceux qu’on arrête dans le cadre de la lutte contre le terrorisme sont pour l’essentiel, jugés par un tribunal militaire.

Pour Amnesty International, comment la lutte contre le terrorisme devrait-elle être menée ?
Permettez-moi de faire remarquer que c’est très bizarre que dans certains pays, on n’a pas de prisonniers politiques mais des détenus politiques. Voilà des situations vraiment sérieuses où les violations des droits humains sont systématiques,  où l’Etat de droit est souvent suspendu, où également le respect des droits humains est  également suspendu. Pour revenir à la question, nous estimons et nous comprenons évidemment qu’il est du devoir des Etats de combattre le terrorisme et de protéger les populations civiles et leurs biens ; mais il faut toujours le faire dans le cadre du respect des droits humains. Il faut que même dans la recherche de sécurité, la dignité humaine soit placée comme une priorité.
De façon générale aussi, on constate que les institutions judiciaires sont, parmi les institutions démocratiques  que nous avons en Afrique, les plus faibles ; et que l’Afrique n’a pas souvent les moyens  de combattre  vraiment l’impunité. L’impunité est vraiment un cancer qui gangrène les institutions, qui gangrène la société aussi. Elle aggrave la pauvreté et la misère. Mais il y a un tabou qui pèse sur le fait de juger certaines personnes, que ce soit des Chefs d’Etat, des hauts gradés militaires, également des gens de la police ou de la gendarmerie. Un tabou qui a été levé pour la première fois avec le procès de Hissène Habré. Ce sont ces tabous qu’il faut lever  pour faire en sorte que les juridictions africaines soient des juridictions crédibles, indépendantes, capables de faire face au défi de l’impunité ; surtout dans le cadre de commission de crimes internationaux, de crimes imprescriptibles, les plus graves.

Comment prévenir les violations des droits humains ?
Il faut tout d’abord investir dans la prévention de ces violations par le biais de l’éducation aux droits humains. C’est pourquoi à Amnesty International, nous avons un volet important en matière d’éducation aux droits humains. Si bien que dans le financement des projets et des programmes d’Amnesty International, le seul volet où l’organisation accepte le financement des Etats, c’est l’éducation aux droits humains. La vision d’Amnesty International, c’est de faire en sorte que chaque individu s’approprie pour sa propre défense, pour changer le  monde, tous les articles contenus dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Cela peut paraître utopiste mais nous avons des raisons de croire que nous sommes sur la bonne voie. Nous estimons aujourd’hui que les droits humains constituent un instrument pour lutter contre certaines idées obscurantistes, certaines idées qui propagent la violence, des idéologies mortifères, de haine, des idéologies de la mort. Si effectivement les gens avaient cette culture profonde des droits de l’Homme, si les gens étaient très bien éduqués, la guerre contre le terrorisme n’aurait pas de sens ; les  jeunes qui sont recrutés seraient bien armés…de leur éducation !
L’éducation des jeunes est vraiment fondamentale là où poussent ces idéologies, ce sont justement des  terrains où il y a l’ignorance et la méconnaissance des droits humains, là où il y a un vide en matière d’éducation et d’alphabétisation. C’est vrai  quand on considère par exemple la situation du Nord du Nigeria ou du Nord du Mali où le taux d’alphabétisation est très faible, les Etats africains ont tout intérêt à investir dans l’éducation parce que l’absence d’éducation peut être une menace redoutable pour la sécurité. Je pense que la meilleure et la plus forte sécurité,  c’est l’éducation. Et dans l’éducation, il faut absolument intégrer la culture des  droits de l’Homme ; l’éducation aux droits de l’Homme au niveau de toutes les offres d’enseignement.

On constate que la plupart de jeunes africains fuyant la misère ou la terreur prennent le chemin de l’exil souvent dans des embarcations de fortune et des milliers d’entre eux périssent en mer. Quelle réflexion cette situation vous inspire-t-elle ? Ensuite avez-vous un message à l’endroit de cette jeunesse qui ne croit plus en elle-même ni en ce continent ?
La possibilité pour des Etres humains de se déplacer pour des raisons de survie économique, par simple choix, ou pour fuir la persécution qu’elle soit religieuse, politique, je pense que c’est un droit qui doit exister et qu’on doit reconnaitre sur le plan international. La migration est un droit. Parce que la mobilité des hommes, c’est un fait qui a toujours traversé toute l’histoire de l’humanité. Donc aujourd’hui, on ne peut pas dire qu’une catégorie de personnes doit être assignée à résidence.
La plupart des pays occidentaux qui sont contre l’immigration aujourd’hui  se sont souvent développés grâce à  l’immigration, la colonisation, et l’esclavage. Cela dit, je pense que le fait que nous puissions tout le temps voir le spectacle de jeunes africains qui, coûte que coûte et au péril de leurs vies, veulent quitter leur continent, quitte à mourir en mer méditerranéenne,  dans le désert ou quitte à se prendre dans les barbelés de Ceuta et Mélilia, ça doit faire réfléchir vraiment le leadership politique africain de façon globale. Une vraie question qu’il faut adresser sur le continent.
D’un autre côté, il faut vraiment prendre acte de l’échec des politiques de développement. Le désamour des jeunes par rapport à l’Afrique, c’est un problème. Il n’y a pas que ça chez les jeunes. Ce sont les mêmes tranches d’âge que l’on voit chez Boko Haram et qui luttent.  Ce sont les mêmes tranches d’âge qui restent sur le continent et qui bravent souvent les régimes théocratiques, dictatoriaux et autres, les mains nues. Il faut voir ce que les jeunes ont fait à Dakar avec le mouvement « Y en a marre », au Burkina Faso avec « Le Balai Citoyen »; aujourd’hui aussi « Lucha » en RDC. Cela montre qu’il y a de l’espoir parce qu’il y a des jeunes aujourd’hui qui s’appuient sur les valeurs démocratiques, les valeurs de libertés pour faire en sorte que l’Afrique avance.
Donc c’est aux autorités, aux Africains et aux intellectuels de réfléchir pour que franchement, les jeunes, de façon globale puissent avoir l’amour de l’Afrique, puissent trouver  leur chance en Afrique, puissent trouver le travail en Afrique, puissent trouver des raisons d’être et d’être épanouis ici sur le continent africain. Ça c’est vraiment un travail du leadership politique. C’est le travail de tous les citoyens.  Je pense qu’il faut le faire parce qu’il y a énormément d’opportunités en Afrique. Il faut le faire en luttant contre la corruption, il faut le faire également en luttant pour la justice sociale de façon globale.

Quel regard portez-vous sur la situation des droits de l’Homme au Togo en particulier ?
Pour quelqu’un qui comme moi travaille sur le Togo depuis les années 1990, un pays où l’on a connu une dictature assez dure, assez violente, où on a connu des violations graves des droits humains, où les gens ne pouvaient pas s’exprimer, où les gens étaient obligés de s’exiler, il y a eu des progrès réels qui ont été accomplis. Il faut le reconnaître. Il faut reconnaitre que le Togo a également une institution nationale des droits de l’Homme qui est une institution de rang.
Ce que nous recommandons aux autorités togolaises, c’est de faire en sorte que cette institution puisse effectivement se conformer aux principes de Paris ; qu’elle soit une institution indépendante, qu’elle soit une autorité reconnue, capable de faire son travail. Pour ce faire, il faut vraiment que la loi organique qui est envisagée et adoptée soit faite de telle sorte que l’institution soit renforcée dans son fonctionnement et dans ses moyens juridiques, financiers et matériels. C’est ce qu’il faut faire. Et puis également, aujourd’hui ce n’est pas un secret que de dire que la Justice togolaise pose un certain nombre de problèmes.
Donc il faut faire en sorte qu’on renforce la crédibilité, la légitimité et l’indépendance de la justice. Que la justice puisse avoir la possibilité de s’attaquer à des questions et à des acteurs qui sont hors de sa portée jusqu’à maintenant, notamment les militaires, les policiers chaque fois qu’il y a des crimes avérés, reconnus comme des crimes de torture, les violences et les voies de fait exercées sur les gens. C’est très important de lutter contre l’impunité de  ces actes.
Mais ce n’est pas que le Togo qui a des problèmes avec son institution judiciaire. Beaucoup de pays en Afrique l’ont. Vous avez vu les problèmes avec la CPI. De ce point de vue, il nous faut avoir des alternatives crédibles qui fassent que les Etats puissent respecter leurs obligations internationales surtout concernant les problèmes  d’impunité de façon globale.
En dépit des progrès relevés, force est de constater qu’il existe toujours des prisonniers et / ou détenus d’opinion et pour couronner le tout, la surpopulation carcérale…
C’est vrai qu’il y a le cas Kpatcha Gnassingbé par exemple. Je pense qu’il y a eu des recommandations du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire et même des recommandations de la Cour de Justice de la CEDEAO. Il faut les respecter. Je pense qu’il faut également citer l’affaire Bodjona et vraiment en finir avec.
C’est en réglant de façon juste, raisonnable les dossiers que les gens peuvent s’engager dans la réconciliation nationale en toute sincérité. Et puis il y a des détentions prolongées, il y a beaucoup de gens en attente de jugement dans les prisons. Je pense que là également, c’est un défi que doit relever la justice togolaise. Elle n’est pas seule d’ailleurs. Dans la plupart de nos pays, nous avons des détentions illégalement prolongées qui remplissent les prisons  où des gens se retrouvent dans une situation très préoccupante, des détentions qui ne respectent pas des règles minimales en matière d’hygiène, de santé et d’alimentation.
Toutes ces questions, je pense que les Etats devraient les affronter. Ce sont des problèmes qui nous préoccupent, nous à Amnesty International et sur lesquels nous voulons engager un dialogue franc avec les Etats et qui puisse permettre de changer ou d’améliorer la situation des droits de l’Homme.
 Comme je l’ai dit tout à l’heure, il y a des progrès au Togo, il faut le reconnaitre mais il y a également la consolidation de ces progrès en matière des droits humains en s’attaquant à tous les problèmes cités, pas toujours des sujets faciles pour l’Afrique, qui sont des processus à long terme, des processus de construction d’une justice équitable, indépendante, légitime ; capable même de juger les crimes qui sont des crimes imprescriptibles ; des crimes de torture, de génocide, crimes contre l’humanité ; une justice vraiment capable d’avoir la compétence universelle comme on l’a fait à Dakar pour juger Hissene Habré au lieu de se plaindre tout le temps de la CPI.
Vous évoquiez dans votre réponse à la première question, la situation de Mango. Dans ce dossier, il y a toujours des gens qui sont détenus, six (6) plus exactement. Que pourriez-vous recommander aux autorités togolaises en vue du dénouement de cette affaire ?
C’est vraiment de juger les gens dans les meilleurs délais. Si elles n’en sont pas capables, qu’elles les libèrent. C’est inacceptable que des gens soient  là pendant toute une année sans savoir s’ils sont coupables ou non. Mais également de juger les éléments des forces de sécurité qui ont fait un usage excessif de la force.
 Il y a un travail qui a été fait par la Commission Nationale des Droits de l’Homme que nous saluons, qui a été sur le terrain et qui a beaucoup travaillé. Il y a aussi des positions administratives qui ont été prises, qui sont bonnes mais qui sont insuffisantes parce qu’aujourd’hui, il faut reconnaitre que les crimes de torture sont imprescriptibles. Ceux qui ont torturé, qu’on puisse leur dire que pour porter l’uniforme militaire, l’uniforme de la police, il faut vraiment le mériter. Donc, les détenus de Mango, qu’on les juge et qu’on les libère.

Raison d’être à Lomé, RDV, chronogramme à Lomé ?
Nous sommes venus ici dans le cadre du suivi de l’Examen Périodique Universel (EPU) et nous avons rencontré le ministre des Affaires Etrangères qui nous a bien reçus…une personnalité très ouverte, très imprégnée sur le plan de la culture. Nous avons eu une bonne discussion avec cette personnalité. Nous avons aussi rencontré le Ministre de la Justice qui a une bonne réputation dans le pays et le dialogue avec lui a été bon. Aujourd’hui vous avez vu, nous avons pu discuter avec également certaines personnalités politiques et des parlementaires. Donc c’est un séjour qui se passe bien. Nous avons discuté aussi avec certains de nos partenaires, notamment l’Union Européenne, le Brésil, les Etats-Unis mais aussi le Sénégal.
 On avait envie de voir le Ghana, discuter avec toutes les personnes qui ont fait des recommandations sur l’EPU et puis les inviter dans le cadre du dialogue qu’il y a entre le Togo et les partenaires à faire le suivi. Egalement nous sommes là dans le cadre du lancement de ce programme d’éducation aux droits humains qui articule l’éducation civique et l’éducation aux droits humains pour la réconciliation nationale. Là également, nous sommes très honorés d’avoir participé à ce projet qui est formidable. Nous profitons de l’occasion pour saluer le courage, la détermination et la mobilisation de la Section Togolaise d’Amnesty International avec à sa tête Aimé ADI qui a beaucoup de charisme et beaucoup de dynamisme. Nous les saluons, nous les encourageons et nous les félicitons pour leurs actions. Nous saluons et félicitons également toute la jeunesse d’Amnesty International Togo qui est très mobilisée.

Avez-vous eu des garanties de mise œuvre des recommandations formulées à l’endroit du Togo lors de son dernier passage de l’EPU ?
Nous avons eu un très bon dialogue avec le ministre des Affaires Etrangères et le Ministère de la Justice sur ces questions.

Votre mot pour conclure …
Nous estimons que les droits humains devraient avoir une place centrale dans tous les programmes, politique, économique et social des Etats. C’est vraiment la garantie de la paix sociale,  la garantie de la cohésion sociale, la garantie également pour avoir une société ouverte, tolérante, prête à combattre toutes les formes de discriminations et toutes les formes d’injustices.

Merci de votre disponibilité pour cette interview.
C’est moi qui vous remercie.

Interview réalisée par Shalom Ametokpo et Meursault A.




Partager sur Google Plus

QUI SOMMES-NOUS? Redaction GAPOLA

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire