« NOURRIR L'AFRIQUE » : UNE STRATÉGIE DE LA BAD POUR LUTTER CONTRE LA PAUVRETÉ


La transformation rurale se révèle  comme l’un  des moyens les plus  efficaces  pour  vaincre la pauvreté qui gangrène la majeure partie du continent africain. Ce palliatif est pris en compte par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), dans ses nombreuses stratégies de lutte contre le phénomène. Ainsi voir le jour  la Stratégie « Nourrir l’Afrique : Transformation de l’Agriculture en Afrique 2016-2025 » , dont le lancement pour l’Afrique de l’ouest a été fait au cours d’un atelier organisé le 24 novembre 2016 à Dakar.

La rencontre  présidée par le ministre sénégalais de l’Agriculture et de l’équipement rural, Pape Abdoulaye Seck avait pour objectif   d'obtenir et de susciter la mobilisation de toutes les parties prenantes pour la mise en œuvre de cette stratégie, validée par le Conseil d'administration de l’institution bancaire, en juin 2016.

Elle a réuni plus de 150 participants venus de l’Afrique de l’ouest, des secteurs public et privé ainsi que des partenaires techniques et financiers, des universitaires et chercheurs, de la société civile, des associations des producteurs et des consommateurs et des jeunes agri preneurs.

Le ministre sénégalais dans son discours de circonstance a mis en exergue l’importance de la stratégie « Nourrir l’Afrique », pour les populations africaines en proie à la pauvreté et par ricochet à la misère ambiante. Selon lui, cette stratégie permettra non seulement à l’Afrique de se nourrit elle-même, mais aussi de se positionner au fil des années pour fournir de la nourriture au reste du monde.

Le représentant résident par intérim de la Banque au Sénégal, a pour sa part rappelé dans son allocution de bienvenu que « Nourrir l’Afrique », est l’une des 5 grandes priorités de la BAD et  réitéré la volonté de la Banque de promouvoir la transformation structurelle de l’agriculture en Afrique pour faire de ce secteur, le moteur de la transformation économique du Continent.

« La bonne performance de l’économie africaine doit s’accompagner de la réduction des importations de nourriture et d’une augmentation de la valeur ajoutée des produits agricoles », a-t-il déclaré  avant de conclure que la réussite de la mise en œuvre de la stratégie « Nourrir l’Afrique » nécessite un engagement fort de toutes les parties prenantes.

En rappel,  il est prévu  dans le cadre de la stratégie « Nourrir l’Afrique », la  transformation d’une série initiale de 18 chaînes de valeur des produits de base dans des zones agro-écologiques précises qui pourrait ouvrir des marchés d’une valeur de 85 milliards de dollars EU par an à l’horizon 2025
Partager sur Google Plus

QUI SOMMES-NOUS? Redaction GAPOLA

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire