REPORT DE LA "NUIT DES DROITS DE L’HOMME": LE CACIT PAYE-T-IL DE LA CAMPAGNE DE DÉNONCIATION DE L’ASSIVITO ?

Elle est l’une de ces organisations de défense des droits de l’homme qui a vu le jour au lendemain de la controversée élection de 2005 avec son lot de morts. Et sa naissance a nourri de l’espoir chez les victimes des atrocités qu’a connu le Togo, après le décès du général Gnassingbé Eyadéma. Bref sa création a suscité l’admiration des togolais épris de justice. Et par l’abnégation et la rigueur de ses membres, elle a su s’imposer sur la scène nationale et internationale comme l’une des organisations de la société civile la plus crédible au Togo. Ce qui lui a valu la reconnaissance des partenaires d’où les financements tout azimut dont elle bénéficie à travers la kyrielle de projets qu’elle initie. C’est ainsi que le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT), puisque c’est de lui qu’il s’agit a le vent en poupe jusqu’à ce que la simulacre élection de renouvellement de son équipe dirigeante et l’affaire de sous qui l’opposait à l’Association des victimes de la torture (ASSIVITO) ne ternissent son image. De cette situation, le CAcit en paye cash. Pour preuve, il vient de reporter sine die la deuxième édition de sa "Nuit des droits de l’homme".

Censée se tenir le vendredi 16 décembre, pour récompenser les acteurs de la défense des droits de l’homme, la "Nuit des droits de l’homme" vient d’être reportée à une date ultérieure par voie de communiqué par le comité d’organisation de ladite cérémonie.

Pour le comité, ce report est d’ordre organisationnel. « Ce report de la soirée de récompense relève de contraintes purement organisationnelles et ne remet nullement en cause le processus de sélection qui, par ailleurs, suivra son cours » explique-t-il dans le communiqué.

Un report surprenant quand on sait la détermination du comité d’organisation de ladite soirée pour faire de celle-ci une cérémonie réussie, en mettant les petits plats dans les grands puisque la 1ere édition a souffert de critiques.

La raison évoquée pour le report laisse pantois beaucoup de togolais qui croient durs comme fer, que le Cacit serait dans de beau drap avec ses partenaires suite aux campagnes de dénonciation de l’Assivito dans la gestion  du ‘’Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de torture ».

Lequel fonds  a été créé par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1981 aux fins de recevoir des contributions volontaires et de les distribuer aux ONG pour une assistance humanitaire aux victimes de la torture et aux membres de leur famille. « L’argent n’aime pas le bruit dit-on souvent ».
Déjà, selon nos informations, certains partenaires du Cacit douteraient de la transparence de la gestion des fonds mise à la disposition du Collectif pour l’exécution de ses différents projets et hésiteraient à l’accompagner sur ses nouveaux projets. Alors faute de moyen, le Cacit n’a le choix que de reporter sa "Nuit des droits de l’homme".


Il vous en souvient que la centrale la plus représentative des travailleurs qu’est la Centrale syndicale des travailleurs du Togo (CSTT) est aujourd’hui, asphyxiée financièrement par une situation similaire la rendant inactive depuis plusieurs mois. Cependant, l’on espère que la confiance renaîtra de nouveau entre le Cacit et ses partenaires afin que celui-ci continue sa noble mission de défense des droits de l’homme.
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