A LA PLACE DE SON DISCOURS DU 31 DÉCEMBRE, FAURE GNASSINGBE VOULAIT POSER UN ACTE FORT EN LIBÉRANT KPATCHA

Il est l’un de ces chefs d’Etat qui s’adresse peu à son peuple. Et s’il faut le faire, ce n’est qu’à des occasions spéciales notamment la veille de la fête de l’indépendance du pays ou encore la veille de la fête du nouvel an. Faure Gnassingbé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a habitué les Togolais à ces deux évènements, où il prend la parole soit pour donner son point de vue sur les sujets brulants de l’heure, soit pour partager sa vision pour le Togo avec le peuple. Mais cette année, il déroge à la règle du traditionnel message du nouvel an qu’il devrait prononcer le 31 décembre 2016. Et pourtant ils étaient nombreux ces togolais qui attendaient de le suivre à l’orée de cette nouvelle année afin qu’il apporte des éclaircissements sur son mandat social dont l’an un a été tout sauf social. Ce fait de n’avoir pas prononcé le discours suscite des commentaires et critiques dans le pays et les plus acerbes font état de ce que le N°1 des Togolais, n’a plus rien à proposer à ses compatriotes à cause de la non tenue des promesses antérieures faites au peuple. Mais selon des indiscrétions, révélées notamment par la presse, Faure Gnassingbé serait tenté cette année de poser un acte fort allant dans le sens de la réconciliation que de se livrer au rituel du traditionnel message à la nation. Il s’agirait de la libération de Kpatcha Gnassingbé (photo).

Demi-frère du chef de l’Etat, Kpatcha Gnassingbé a élu domicile à la prison civile de Lomé, après sa condamnation à 20 ans de prison pour avoir fomenté un coup d'État en 2009. « Les faits sont établis contre lui », a annoncé le président de la Cour suprême du Togo d’alors, Abalo Pétchélébia au sujet de Kpatcha Gnassingbé, ancien ministre de la Défense. « Il y a lieu de le déclarer coupable de crime de complot contre la sûreté de l’État. La Cour le condamne à vingt ans de prison et prononce contre lui la déchéance civique », a poursuivi le magistrat.

 Apres, sa condamnation, le conseil d’avocat, du député de la Kozah a saisi la Cour de justice de la CEDEAO pour dénoncer la parodie de justice rendue à son client. Ce qui a été reconnu par l’instance judiciaire de la sous-région qui a souligné l’inéquitabilité du procès et a par ailleurs recommandé l’indemnisation des victimes de tortures dans cette affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Cette décision de la Cour, a permis aux avocats de Kpatcha Gnassingbé de rebondir dans l’affaire pour exiger la libération de leur client.

Et comme l’Etat togolais ne s’obtempérait pas, sur la demande de l’accusé principal dans cette affaire, une demande de grâce présidentielle a été formulée au Chef de l’Etat pour la libération de Kpatcha Gnassingbé. Et vu que la santé du « gros » se détériorait à la prison civile de Lomé, Faure Gnassingbé serait disponible à donner une suite favorable à la requête de son demi-frère. 

Une grâce présidentielle notamment. Faure Gnassingbé voulait libérer Kpatcha dans la nuit du 31 décembre 2016. Toutes les dispositions ont été prises selon des indiscrétions. Mais à la dernière minute, tout a chamboulé pour des raisons qu'on ignore encore. A la place de son discours, Faure Gnassingbé voulait poser un acte fort. Libérer Kpatcha. C’est ce qui expliquerait le discours avorté du 31 décembre.
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