TÉLÉPHONIE : L'ART&P BIEN EN PHASE AVEC LA MINISTRE DES POSTES ET DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE AU SUJET D'UN 3EME OPÉRATEUR

« Au vu de la dynamique de croissance sur le marché du mobile, on est en droit de supposer  qu’il y a de la place pour un troisième opérateur si des investisseurs se manifestent ». C'est ce qu'a confié Abayeh Boyodi, le directeur général intérimaire de l’Autorité de Réglementation des secteurs des Postes et Télécommunications (ARTP) à nos confrères du magazine ‘’Marchés Africains’’, au sujet de la disponibilité du marché togolais à accueillir un troisième opérateur de téléphonie mobile.



Depuis quelques semaines, la polémique enfle, à tort ou à raison, c'est selon, par rapport à ces propos, qui en réalité, relèvent d'une analyse technique faite par le directeur général de l'ARTP. Certains sont même allés loin, cherchant à créer une embrouille entre M. Abayeh Boyodi et sa ministre de tutelle. Erreur.


En effet, en répondant ainsi, M. Abayeh Boyodi (photo), fait savoir à l'opinion que, techniquement, le Togo est prêt à accueillir un troisième opérateur. Et pour cause ! Depuis le 30 juin  2014, un appel d’offres a été lancé dans ce sens. Et plus d’une soixantaine d’opérateurs se sont manifestés, mais trois se sont approchés du cabinet choisi par le gouvernement pour la souscription à l’appel d’offre. Il s’agit de : ORANGE, VITEL et PLANOR. Les requêtes de ces trois opérateurs n’ont pas été acceptées par les autorités togolaises.



Trouvant trop élevées les redevances, l’opérateur ORANGE souhaite bénéficier d’une exonération des impôts. Pour sa part, VITEL récuse l’actionnariat national à plus de 30% tandis que PLAFOR, bien qu’intéressé par l’offre, n’a pas la capacité  financière nécessaire pour l’investissement. 


Ainsi n’ayant pas rempli toutes les conditions de l’offre, il n’y a pas eu d’attributaire du marché.  Et ceci s’explique aussi par l'étroitesse du marché qui le rend moins attrayant. Et c’est ce qui fait dire à Cina Lawson, la ministre des Postes et de l’Économie numérique qu’il n’y aura pas de 3eme opérateur de téléphonie mobile au Togo du moment qu'aucun des soumissionnaires n’est attributaire du marché.



En réalité, s’il n’y avait pas de place pour un troisième opérateur, le gouvernement n'aurait pas lancé d'appel d'offres. Le problème se poserait si un opérateur satisfait les conditions et les autorités togolaises refusent de lui délivrer la licence.


La réponse du directeur général de l’ARTP n’avait rien  de contradictoire avec celle de sa ministre de tutelle. Le directeur général de l’ARTP veut inciter d’autres investisseurs à venir au Togo car selon lui, techniquement le pays est prêt pour un troisième opérateur  si et seulement si  ce dernier satisfait pleinement les conditions d’attribution de la lice
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