DESCENTE DES ÉLÈVES DANS LES RUES, LES ENSEIGNANTS COUPABLES?


Depuis déjà cinq ans,  le secteur de l'éducation togolaise est secoué par une crise caractérisée par des grèves à répétition appuyées par  la descente des élèves dans les rues.  La plupart du temps cette manifestation des élèves est justifiée par la décision des enseignants grévistes de "sauter" les cours. Ce qui amène à se poser la question de savoir si les grévistes sont-ils fautifs?
Ils étaient encore nombreux, les élèves des établissements publics à prendre d'assaut les rues dans la capitale et aussi des autres villes de l'intérieur.  Interrogé sur la raison de leur descente dans les rues,   nombreux ont répondu "nos enseignants ont décidé de sauter les cours à la fin de la grève". Effectivement dans les notes d'information annonçant la grève, il a été toujours précisé que "les cours devant avoir lieu en période de grève seront considérés comme fait".



Comment peut-on considérer un cours prévu comme fait?  Exagération ou faute pédagogique? En tout état de cause il est inadmissible qu'un enseignant puisse se permettre de sauter un cours.  En aucun cas, un élève ne pourra pas réussir les évaluations avec des cours incomplets. 



On peut alors comprendre que la fameuse phrase "les cours seront considérés comme fait" suffit largement pour susciter la colère des élèves. 



Les enseignants savent aussi bien que cette phrase suscite la colère des élèves mais ils l’utilisent à chaque instant qu'il y a la grève. Et le plus souvent c'est la manifestation des élèves qui oblige le gouvernement à dialoguer avec les grévistes surtout que les manifestations débordent toujours. 



Tout ceci amène à se demander si les enseignants ne sont pas coupables de la descente des élèves dans les rues? 



Mawuena E. 
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