ÉLECTIONS A LA TÊTE DES ASSOCIATIONS, L'AUTRE MALADIE DES TOGOLAIS

Comme au cours des élections présidentielles et législatives,  le renouvellement des instances dirigeantes des associations au Togo sont souvent précédés de déchirures,  de mésententes, de négociations et de multiples reports. C'était encore le cas le samedi 25 mars dernier avec le congrès électif de l'Association Nationale des Arbitres de Football du Togo (ANAFOOT).

Plus de 13heures d'horloge, c’est le temps qu'il a fallu aux arbitres de football samedi dernier pour pouvoir élire un nouveau bureau qui va  diriger l’association.  Ceci après report, délocalisation du congrès et négociation avec l'intervention des autorités gouvernementales. 

Cette scène produite par les arbitres le samedi dernier est celle que produit de nombreuses associations, organisations et syndicats togolais. Que ce soit les associations religieuses,  syndicales ou organisations de la société civile, les périodes post électorales sont toujours celles de mésentente et de déchirures entre les membres de ces regroupements. 

La plupart du temps,  c'est le bureau sortant qui met tout en œuvre pour violer les dispositions réglementaires afin de pouvoir se représenter. Et pour en arriver il se sert des membres pour faire pression contre la volonté de certains. Ce qui suscite des déchirures. 

Même les organisations religieuses surtout chrétiennes qui enseignent la crainte de Dieu et associations de défense des droits de l'homme qui se disent promouvoir la dignité humaine,  ne sont pas exemptes de ces "désordres" lors du renouvellement des bureaux.  

Vu tout ce désordre et bagarre qui entourent les élections au sein des associations, l'on se pose la question de savoir les raisons de ce phénomène. Et la réponse n'est sans doute la primauté des intérêts sur le domaine d'intervention de ces regroupements. 

Dans ce cas d'espèces, il est difficile d'interpeller le gouvernement car c'est une situation qui la plupart des temps avantage le pouvoir en place qui est aussi, malheureusement contre l'alternance. 

Il revient donc au partenaire financier de jouer aux gendarmes et exiger l'alternance à la tête des associations. 

Mawuena E. 

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