ALIKIZANG : « LA MUSIQUE POUR MOI, C’EST UN MOYEN D’EXPRESSION »


Il est néophyte dans la musique mais son premier single promet. De son vrai nom,  PERE- KEWEZIMA Palakiyém (Photo),  celui qui se décrit comme étant de nature «   réservée »  est nanti d'une Licence en Linguistique à l’Université de Lomé. Quand la mouche de la musique l'a piqué, il n'a pas hésité à s'en saisir. Un reporter de votre site Gapola.net lui a tendu le micro. Lecture ! 

Gapola : Un premier single, une entrée dans la musique togolaise. Qu’est- ce qui t’a motivé ?

Alikizang : Qu’est ce qui m’a motivé ? C’est bien plus que de la simple motivation, c’est un devoir que j’ai à accomplir. Je m’explique : la musique pour moi, c’est un moyen d’expression et une opportunité. C’est un moyen d’expression qui atteint un très grand public et j’ai quelque chose de bien précis à en faire. Vous le comprendrez quand vous aurez écouté les six premières chansons qui viendront de moi. J’ai des choses très subtiles à livrer et je les livrerai à travers cette fine et précieuse enveloppe qu’est la musique. Au-delà, c’est une opportunité pour moi de faire de la musique car elle investit l’artiste d’une certaine autorité qui le fait écouter et entendre des autres. Elle fait de l’artiste le pasteur de son peuple, le docteur de sa nation et le défenseur de sa patrie. C’est donc dire que plus qu’une motivation, c’est un devoir de citoyen. J’ai un idéal. Et la musique représente pour moi une étape dans le cheminement qui me conduit à la destination de cet idéal. Et la musique représente pour moi un fil dans l’ensemble de la corde dont je me sers pour parvenir à l’ultime accomplissement.
Durant mon parcours universitaire,  mes camarades de fac et nos profs n’ont cessé de nous répéter que ce qu’ils nous donnent comme savoir c’est bien plus que de simples mots pour orner notre intelligence. Ces savoirs sont destinés à nous servir dans notre propre vie et dans tous les domaines de notre vie. J’ai alors voulu mettre en pratique les savoirs acquis pendant mon parcours en licence. Dans le domaine de la musique, je viens de sortir mon premier single. J’y ai appliqué quelques uns des principes linguistiques.  J’attends de voir ce que cela donnera.

Gapola : De quoi parle ce premier son ?

Ce premier son est titré ‘’Yéé ɛsɔ́ ɛ́ tisaá’’. C’est en kabiyɛ́. Cela veut dire ‘’si Dieu donne son accord’’. Le titre résume en gros l’essentiel du contenu sémantique de la chanson.
Ce son parle  à tout être  humain. Quand on naît, on grandit, puis à un certain âge l’on commence par méditer sur soi d’abord, puis sur le temps, le passé, le présent, l’avenir. Cet âge de méditation dépend de l’horloge biologique et du niveau d’éveil de conscience de chacun. A cet âge, l’on commence par se voir à chaque étape de la vie, en se projetant à travers les gens de son entourage et en se projetant dans le temps. L’on peut arriver ainsi à se voir à sa naissance, puis remonter la vallée du temps jusqu’au présent pour ensuite continuer son ascension  jusqu’au sommet ultime qui est le jour du dernier souffle.  Et plus le temps passe, plus la méditation est profonde, et plus l’on peut à souhait remplir la ligne de son temps ou de sa vie de tout ce qu’il peut rêver avoir comme expérience, et au-delà de la vie, l’on peut accepter accueillir la mort comme un serviteur qui vient accueillir son maître qui a marché pendant longtemps dans le désert de la vie et sué sous la chaleur des difficulté. A cette étape, l’on apprend à voir la vie et la mort d’un tout autre œil. C’est la sagesse qui fait l’objet de ce premier son.

 Gapola : Un concert en préparation ? On ne sait jamais !

Trop tôt pour parler de concert. Ce n’est qu’un single, une certaine façon pour moi de m’annoncer aux togolais comme un étranger qui vient frapper à  votre porte. Il vous faut le recevoir, le faire asseoir, et l’écouter dire ce qu’il apporte comme nouvelle. A ce moment là seulement vous pouvez décider si vous acceptez l’héberger ou non. Mais moi je ne demande pas mieux que de me faire accepter et de me faire écouter.  Le reste viendra. Voilà !
     
Gapola : Quel regard sur l’avenir de ta carrière ?

J’ai dit plus haut que la musique n’est qu’un fil de l’ensemble de la corde qui me sert à atteindre l’ultime idéal. Donc, je ne la dissocie pas du reste de ma vie, elle fait partie de moi, alors tant que j’avance, j’avance avec elle.
 Parler de carrière, c’est un tout petit peu risqué. Parce que l’on ne peut pas prédire avec exactitude l’avenir. Cependant, tout en sachant bien que je veux aller loin avec ma musique, je choisis d’avancer avec lucidité, pour éviter de me jeter dans l’illusion que la musique est toute ma vie. Je veux parvenir à toujours garder cet équilibre entre tous les aspects de ma vie et ne pas laisser prédominer un aspect sur les autres. Etre artiste n’est pas une fin en soi. J’accorde à ce talent autant d’attention et de soin qu’à mes autres talents.

Je fais de la musique par plaisir personnel. C’est un des moyens qui me permettent de m’identifier à moi- même. Ensuite, si parler de carrière sous-entend être à plein pieds dans show-biz de la musique, alors j’espère qu’à travers ce premier single, des gens du domaine parviendront à se rendre compte que j’ai du potentiel pour faire du bon travail sur la scène musicale, et qu’ils accepteront me tendre la main pour que nous travaillons ensemble et faire fructifier nos efforts. Quoi qu’il en soit, convaincu que j’ai du talent à exploiter, je compte l’exploiter aussi longtemps qu’il se perfectionne.


Antoine A.
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