L’ONG LES AMIS DE LA TERRE INTERNATIONALE DIT NON A "EXPLOITATION DU PÉTROLE" AU TOGO


Elles sont nombreuses ses communautés qui  n’acceptent plus l’exploitation des énergies salles dans leur milieu de vie. Grâce à l’appui des ONG internationales, plusieurs communautés vulnérables et pauvres de divers pays refusent de subir quotidiennement les conséquences néfastes de l’exploitation du pétrole dans leurs pays. L’exploitation  pollue l’eau des populations locales, met un terme aux activités des pêcheurs, tue de milliers d’espèces aquatiques notamment les poissons de consommation courante. Les gens sont touchés dans leur alimentation mais aussi dans l’air qu’ils respirent car certains puits qui rejettent du pétrole créent des mares d’où émanent des vapeurs toxiques à proximité des villages. Enfin, des torchères brûlent jour et nuit, imposant aux habitations une lumière  continue et une pollution de l’air en matières toxiques. Qu’adviendra-t-il du Togo si rien n’est fait ? L’ONG Les Amis de la terre  lance un appel au gouvernement.

Réunie en Assemblée générale le  23 mai et ce pour trois jours à Lomé, les membres de l’ONG les Amis de la terre en Afrique y compris  du Togo et ceux de l’international,  d’une dizaine de pays d’Afrique,  Afrique du Sud, du Botswoana du Nigéria de l’Ouganda du Ghana  pour ne citer que ceux-là ont attiré l’attention des autorités togolaises sur les dangers et l’impact de l’exploitation du pétrole sur la vie des populations et leur ont lancé un appel  de ne pas suivre l’exemple peu enviable  des autres pays. « Nous comptons faire un lobbying  à l’endroit des autorités et les élus du peuple  pour leur expliquer la situation qui suis très souvent l’exploitation du pétrole dans plusieurs pays notamment le Nigéria, puis  le Ghana très récemment… » a déclaré le Chargé de campagne à  l’ONG les  Amis de la terre Togo.

« Nous projetons rencontrer le Ministre des mines du Togo et la Commission chargée des questions environnementales à l’Assemblée Nationale Pour  leur expliquer le but de notre démarche et nous espérons qu’ils vont nous comprendre puisque tous, nous luttons pour le bien être des communautés » a conclu M.Kwami KPONDZO. La rencontre a connu la présence des représentants des communautés de Déwoèvikopé dont le Chef du village,  une localité sise à Baguida qui sent déjà la menace à la porte avec la présence dans ce village il y a quelques années précisément en 2010  de la société italienne INI. Le Directeur Général de ladite société  et le Ministre des Mine du Togo  ont signé deux contrats pour l’exploration et la production d’hydrocarbures offshore du Togo, des fouilles qui se sont révélées concluantes d’après les résultats. C’est justement pour parer à cette éventualité et anticiper sur les conséquences que cela pourrait avoir sur  les populations, que les Amis de la Terre Togo ont commencé par travailler avec certaines  communautés situées sur les côtes Est de Lomé notamment Gbétchogbé en 2009 puis Déwoèvikopé en 2014.

« Nous ne sommes pas contre l’exploitation de  certaines ressources naturelle faites par le gouvernement d’un pays, notre préoccupation reste demeure ce que les communautés vont en subir  lorsque l’exploitation sera effective nous a indiqué Dipti Bhatnaga l’une des responsables Afrique de l’ONG. En effet, c’est la désillusion dans plusieurs pays du monde surtout africain où les populations ont pensé que l’exploitation du pétrole pouvait  améliorer leur situation, bref  mettre un terme au chômage et à la précarité,  puisqu’elle s’est  plutôt transformée en une véritable malédiction que ce soit au Nigéria,  le cas africain le plus désolant est celle de la communauté Ogoni appuyé par un collectif d’ ONG international dont les Amis de la terre, s’est levé pour chasser la compagnie Anglo-nerlandaise Shell. C’est justement dans cette  résistance que   Ken  Saro Wiwa, leader politique Nigérian, un farouche militant écologiste, partisan de la non-violence et fondateur du Mosop (Mouvement pour la libération du peuple Ogoni.) a perdu la vie. Le Togo doit donc résister à la tentation d’exploitation du pétrole pour préserver la vie des communautés concernées d’après le message de cette ONG internationale.

Ambroise K.
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