LES " DÉLOGÉS DE NANGBETO " CRIENT AU SECOURS



Délogés de leur site d’habitation depuis 1986, les résidents de Nangbéto, n’ont toujours pas reçu leurs indemnisations jusqu’à ce jour. Réunis en  «Convergence globale des luttes pour la terre et

l’eau Togo», ils ont tenu ce mardi une conférence de presse au cours de laquelle ils ont dénoncé le désengagement du gouvernement et de la Communauté Électrique du Bénin (CEB) vis-à-vis d’eux.
D’après les clauses ayant abouti à la construction du barrage électrique sur le fleuve Mono à Nangbéto, il était prévu des dédommagements aux  riverains délogés du site des travaux. Mais à ce
jour, ces riverains délogés, croupissent dans la misère pour défaut d’indemnisation.

Une fois délogé, les plus chanceux sont contraints de bénéficier sur le nouveau site qu’un  lot de terrain  pour les travaux champêtre sans tenir compte de l’espace qu’ils disposaient pour exploitation avant la construction du barrage. Et les malchanceux, n’ont bénéficié ni de terre exploitable, ni de toit d’habitation.

« Tout est bien parti, sauf que les travaux champêtres, leurs principales activités d’ailleurs, a reçu un sérieux coup fatal. Leurs teckeraies, palmeraies et autres cultures sont dévastées au profit du
projet. Pire, l’exiguïté du nouveau site d’habitation qui leur est aménagé les contraint à s’éloigner définitivement de l’agriculture », précise leur déclaration liminaire.

Face à cette précarité dans laquelle ils vivent au quotidien et au vu de l’incertitude que leur réserve l’avenir, ils ont jugé nécessaire de monter au créneau pour solliciter la bonne foi du gouvernement  et de l’exploitant du site à prendre des mesures idoines conformément aux clauses.

Ainsi, Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau Togo adresse « une demande expressément au gouvernement et à la CEB de prendre des mesures urgentes afin de permettre aux victimes de rentrer dans leurs droits»

Construit en 1987, le barrage de Nangbéto alimente le Togo et le Bénin en électricité.

Esaïe E.
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