MÊME LA RUE RÉCLAME LES RÉFORMES


En signant en 2006 l’Accord Politique Global (APG), les acteurs politiques togolais s’étaient convenus d’opérer des réformes institutionnelles et constitutionnelles, seul gage de la sortie de la crise politique qui secouait, depuis belle lurette le Togo. Mais onze ans après l’APG, rien n’y fit et l’opposition impute la responsabilité de cette situation au pouvoir RPT-UNIR, qui selon elle joue au dilatoire pour se maintenir au pouvoir. Et pour amener le pouvoir de Faure Gnassingbé à opérer lesdites réformes, le Combat pour l’Alternance Politique en 2015 (CAP 2015) avec à sa tête le Chef de fil de l’opposition (CFOP), Jean Pierre Fabre ont battu les pavés ce jeudi 3 aout à Lomé.


Malgré la désolidarisation du groupe des six, ils étaient des milliers de Togolais à répondre à l’appel du CAP 2015. La distribution des tracts à la veille de cette marche pour exiger les réformes a fait effet. Partis de Bè-Gakpoto, les manifestants sont passés par le Boulevard Félix Hounphouët Boigny, l'immeuble Fiata pour déboucher sur  Deckon et l'avenue Maman Ndanida pour arriver à la Colombe de la Paix et pour ensuite chuter sur le terrain du bas-fond du Collège St Joseph où s’est tenu un meeting.


A ce meeting,  Jean-Pierre Fabre a invité le gouvernement togolais à écouter le peuple en opérant les réformes telles que recommandées par l’APG. « La conférence épiscopale et les églises évangélique et méthodiste ont mis en garde le régime contre son refus de faire bien les choses. Si le régime ne veut pas écouter l'opposition, qu'il prenne en considération au moins ce que disent les autorités morales", a déclaré le CFOP.


Pour Fabre, le pouvoir doit cesser le dilatoire avec ces commissions créées ici et là pour ouvrir de véritable dialogue afin de dégager le consensus pour les réformes. 


« Revenons sur terre et discutons ! », a-t-il indiqué. Selon lui, seul un dialogue franc et sincère conduira les Togolais aux réformes constitutionnelles et institutionnelles, à la relecture du code électorale, à la mise en place de la CENI technique et au processus de décentralisation en cours.


Thierry AFFANOUKOE
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