ELI GOKA RÉPOND A SES DÉTRACTEURS


Quelques journalistes dont Eli Goka sont  victimes des menaces de tout genre. Et ceci parce  qu'ils auraient soutenir le président de la République. Très remonté Eli Goka (Photo),  rédacteur en chef de la 97.1 FM,  Radio Métropolys, n'est pas allé par quatre chemins pour répondre à ses détracteurs. Nous vous proposons en intégralité sa réponse



Malheureux ! C’est bien le premier mot sorti de ma bouche quand j’ai lu le post diffamatoire  publié sur votre page  facebook à l’égard de certains journalistes, moi y compris. Malheureux ! Merci à toi papa David de m’avoir appris à m’indigner par ce simple mot. Vous êtes malheureux, monsieur Badagbon. Vous dites que  « ces journalistes  sont en mission commandée par le régime RPT/UNIR, pour saboter la lutte populaire en allant sur les médias pour raconter du n’importe quoi et soutenir le régime dictatorial et barbare dans ses basses besognes…qu’ils prennent de gros sous ».  Du n’importe quoi !!!!

Hummm, ça prouve suffisamment que vous ne me connaissez pas, mon ami Firmin Têko-Agbo non plus.

Vous serez surpris du prix à payer pour ces calomnies. « Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit mon Seigneur, l’Éternel. » Romains: 12: 19.

Pour ce qui me concerne, je voudrais vous faire savoir que je suis journaliste et non un activiste politique. Dans mon émission Actu Débat sur Métropolys, je reçois les invités de tout bord politique sans distinction aucune. J’invite des confrères journalistes pour analyser et commenter l’actualité.  L’émission Actu Débat est une tribune qui permet aux acteurs politiques  et de la société  civile de donner leurs positions sur des faits d’actualité. Elle donne l’opportunité aux journalistes d’analyser et  commenter  les prises de positions et actes des acteurs qui animent la vie politique du pays dans son ensemble….


Je suis consterné parfois de recevoir des coups de fil des personnes qui me demandent sur ton de menace de ne plus recevoir certains confrères ou acteurs politiques, estimant que c’est des « vendus », des proches du parti au pouvoir etc… Par contre, quand l’émission invite au débat des acteurs politiques de l’opposition dont  elles sont proches, les mêmes personnes vous félicitent et vous disent que c’est bien fait. Les personnes qui agissent ainsi semblent oublier que la liberté d’expression est accordée à tout le monde sans distinction aucune, puisque nous sommes dans un processus de démocratisation effective de notre pays. Parfois, il m’arrive d’être choqué par l’analyse de certains confrères, et pourtant je réponds très souvent : « c’est votre opinion ».  Et d’ailleurs, l’équilibre d’information me l’impose.

Par ailleurs, dans mes analyses, pour ceux qui me suivent dans l’émission de Da Dédé, je ne viens jamais défendre  le pouvoir, ni défendre l’opposition. Ce n’est pas le rôle d’un journaliste…. Je défends les principes démocratiques et valeurs citoyennes qui fondent le vivre ensemble. C’est bien triste qu’au Togo, tout analyste  qui ne s’inscrit pas le sens de l’opposition est traité de « vendu ». C’est ainsi que de nombreux acteurs très pertinents dans leurs analyses se réservent de s’exprimer. L’acceptation de l’opinion de l’autre devient de plus en plus impossible ou prend un caractère de violence verbale ou de diffamation… Nous avons encore du chemin à faire si vraiment c’est notre manière de concevoir la démocratie.

Dans mes analyses, en tant que journaliste, je suis tenu de me référer aux textes qui régissent la gouvernance du pays en prenant également l’exemple des autres pays. Je ne mets pas à la place du politique pour  agir sur le coup de l’émotion ou pour défendre des positions partisanes. L’objectivité en journalisme nous le demande. Cette objectivité  permet au journaliste de faire un travail impartial, un travail qui n’exprime pas ses passions, ses jugements ou ses émotions. Cela éviterait au journaliste de se faire étiqueter d’être d’un bord donné. Cette objectivité est une garantie pour le journaliste pour se faire accepter par les camps en conflit et pouvoir faire son travail de collecte d’informations sans être inquiété.

Globalement, mes analyses appellent les acteurs politiques à être sincères, réalistes et à négocier ensemble avec le régime au pouvoir l’avenir politique du Togo. Je suis d’ailleurs à la rédaction d’un ouvrage qui porte le titre : « Togo : négocier l’avenir politique ».

C’est ma CONVICTION à l’analyse de l’histoire politique du Togo, en vue de sauver la terre de nos aïeux du chaos. Martin Luther King disait : « Nous devons apprendre à vivre ensemble ou nous allons tous mourir comme des idiots ». Je suis adepte de cet immortel illustre personnage de l’histoire de l’humanité.  Et j’ai toujours insisté sur le fait que réclamer les réformes politiques est un engagement citoyen. Mais est-ce qu’il faut les obtenir dans un bain de sang ? Toutes mes réactions portent toujours en elles un caractère non-violent. C’est cette valeur citoyenne qui détermine ma conception du vivre ensemble. Pour moi, il n’est point besoin de violence pour convaincre les acteurs de l’urgence et du caractère inéluctable du changement au Togo. Parce que le changement souhaité profitera à tous les togolais sans distinction de parti politique, ni d’ethnie. Ce changement s’impose à nous.

Parant de notre presse, la presse togolaise ! C’est bien triste de nous voir nous prêter à des jeux malsains. Quand vous êtes avec un confrère entrain de papoter amicalement, l’autre trouve que vous ne devriez pas être avec lui. Dès qu’il vous retrouve après, il commence par vous conter en mal la vie du confrère…C’est bien malheureux !  Moi je suis pour la confraternité même dans la divergence d’opinions.

En tout cas, je ne me reproche de rien…c’est une conviction, c’est une éducation.

Eli Goka,  Demain il fera beau !
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