LA RAD DÉNONCE LA PROFANATION DES FORETS SACRÉE DE BE


Soucieux du développement du grand quartier Bè qui d'ailleurs était le centre des violents affrontements lors des marches de l'opposition de la semaine dernière, l'association Renaissance Action pour le Développement du Golfe (RAD Golfe) est sortie de son silence ce jeudi. Elle a dénoncé la profanation des forêts sacrées de Bè, et l’atteinte à l’intégrité physique dont ont usé les forces de l’ordre sur les populations de Bè.

Les communautés Bè, Aflao et Agoè-Nyivé, réunies en association Renaissance action pour le développement du Golfe (RAD Golfe), n'ont pas du tout apprécié le comportement désastreux et exagéré des forces de l'ordre et de sécurité lors des marches de l'opposition les 6 et 7 septembre dernier. 

En effet,  les forces de l'ordre ont, lors des manifestations surtout dans la journée du 7 septembre, fait usage de gaz lacrymogènes sur les jeunes manifestants de Bè qui pour se sauver ont trouvé refuge dans la forêt sacré. Mais l'entrée de la "proie" dans le lieu sacré n'a pas empêché les "prédateurs" d'aller jusqu'au bout de leur mission. 

Cet acte posé par les forces de l'ordre et de sécurité n'est pas sans conséquence. 
 Selon l’ancien ministre Yaovi Adodo, président de cette association, l’État qui envoie ces forces de l’ordre et de sécurité ne subira pas en tant qu’entité les conséquences de ces actes.

"Les forces de l’ordre qui entrent dans nos forêts sans aucun respect aux conditions requises et y lancent des gaz lacrymogènes, subiront individuellement les conséquences. La punition peut s’étaler sur des générations dans leurs familles" a indiqué Yaovi Adodo, président de RAD Golfe.

"Depuis la nuit des temps, ces lieux constituent des espaces et des sources d’inspirations de nos communautés issues des peuples Ewé du Togo, du Ghana, du Bénin et du Nigeria. Elles reconnaissent tous que ces lieux abritent les divinités de nos ancêtres et on ne peut y accéder que dans des conditions très restrictives", précise la déclaration de l'association. 

Pour sa part,  l’ancien ministre Elom Dadji, président du Comité fédéral de la fête Dunenyo Zâ, a rappelé que de tels actes posés par les forces de l'ordre n'est pas la première du genre.  Il a fait cas de l’église catholique Saint Augustin d’Amoutivé de Lomé.

Pour la RAD Golfe, l'acte barbare des corps habillés sur les populations du quartier Bè, nécessite une punition. 

D'ailleurs une commission chargée de recenser les victimes est déjà disponible. Elle a pour mission d'évaluer les dégâts humains et matériels en vue d'éventuelles plaintes contre X en justice. 

 Esaïe EDOH
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