LE MÉTIER ENSEIGNANT AU CŒUR D'UN FORUM A LOMÉ


Lomé la capitale togolaise accueille depuis le lundi 18 septembre dernier le 10ème forum de dialogue politique de l’équipe spéciale internationale de l’Organisation des nations unies pour l’éducation la science et la culture (UNESCO). Cette rencontre qui est une réunion annuelle, regroupe les différents acteurs impliqués dans le développement du système éducatif, venus des quatre coins du monde pour quatre jours.


Placé sous le thème : « Enseigner : une profession », cette rencontre de haut niveau, se veut un cadre d’échanges entre les acteurs du monde éducatif, en vue de l’amélioration du métier enseignant. Ceci en vue de l’atteinte du quatrième point des Objectifs du développement durable (ODD) qui demande d’«assurer une éducation de qualité inclusive et équitable, et pro- mouvoir l’opportunité d’une formation tout au long de la vie pour tous ». Ainsi, au cours de la rencontre, une réflexion globale sera menée sur le métier de l’enseignant.

« Nous savons tous qu’au cœur de l’éducation, il y a ceux-là qu’on appelle les enseignants. Mais il s’est fait que dans les salles de classes, ce n’est pas toujours les personnes qu’ont eu les formations, les aptitudes essentielles requises qu’on retrouve. Donc il faut réfléchir globalement », a relevé Edem Adubra, chef section du développement des enseignants.

« Le problème se pose à tous les pays donc il faut réfléchir sur ce qu’est un enseignant, quelles sont les connaissances, les compétences, et les aptitudes qu’on doit lui inculquer ou qu’on doit développer auprès de lui ou d’elle pour qu’il (elle) puisse assumer l’enseignement dans les classes », poursuit-il.

Pour sa part, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche également président
de la commission nationale pour l’UNESCO, Octave Nikoue Broohm, a rappelé aux participants de la rencontre que le métier de l’enseignant est louable.
 «La noblesse de la mission des enseignants est sans doute prégnante dans l’acquisition des résultats d’apprentissage par rapport à d’autres facteurs tels que les ressources financières, le matériel didactique et l’environnement familial », dit-il.
Bien que l’enseignement soit un métier noble, il n’est pas épargné des difficultés dont il faut trouver des solutions adéquates.

«Incontestablement, la question enseignante présente non seulement des atouts majeurs mais aussi des défis importants à relever» a-t-il précisé.

S’agissant des défis de professionnalisation du métier de l’enseignant, le ministre Broohm a rassuré ses hôtes que le Togo est sur la bonne voie. Il en a fait allusion aux différentes initiatives prise par le gouvernement. Ces initiatives sont entre autres la reprise en 2010 de formation initiale des enseignants dans les Ecoles Normales d’Instituteurs (ENI) et à l’Ecole Normale Supérieure (ENS). Il a également fait cas du recrutement annuel d’environ 1800 enseignants pour les niveaux préscolaire, primaire et secondaire.

La rencontre s’achève aujourd’hui avec présentation de rapport final et recommandations aux autorités compétentes.
Thierry Affanoukoé
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