AGBEYOME KODJO LANCE UN CRI DE CŒUR POUR LA SORTIE DE CRISE

La formation politique Organisation pour Bâtir dans l'Union un Togo Solidaire (OBUTS) d'Agbeyomé Kodjo, monte une fois encore au créneau pour condamner les actes de violation, d'intimidation, les arrestations et les pertes en vie humaine enregistrés ces derniers jours à l'issue des manifestations de l'opposition. Elle déplore la situation actuelle dans laquelle vivent les Togolais et lance un coup de cœur pour la sauvegarde de la paix et pour un consensus républicain sur les réformes. 


Depuis le 19 août, le Togo travers une crise politique qui se caractérise par des manifestations répétitives de l'opposition. Celles des 18 et 19 ont été violemment réprimées par les forces de l'ordre et des hommes cagoulés ( des miliciens) armés de gourdins et armes à feu . Au terme de ces deux jours de manifestations, l'on enregistre 4 morts et des dizaines de blessés par balles réelles selon les sources gouvernentales.


À OBUTS,  l'on est convaincu que l’arrestation de l’imam Djobo Mohamed Allassani intervenue le 16 octobre, veille des manifestations de l'opposition, dans les conditions contraire aux règles de l'art, a constitué un coup d'accélérateur à la détermination des militants de l'opposition. Puisque l'arrestation de cet imam de Sokodé très proche de Tikpi Atchadam, le leader du PNP, a suscité la colère des jeunes qui ont riposté par des actes de violence et de vandalisme dans les villes de Sokodé, Bafilo et Lomé dans la nuit de lundi à mardi. 


Dans un communiqué, le Président d'OBUTS, Agbéyomé Kodjo,  trouve qu'il faut dès à présent, prendre toute la mesure de la crise que traverse le Togo depuis plusieurs mois afin d'éviter le pire.

« Nous dirigeants politiques togolais, ne pouvons plus nous claquemurer dans un rôle de "commis aux écritures comptables" ayant pour unique charge d’une part, de tenir un décompte macabre des morts et des blessés ; et d’autre part, de dresser l’inventaire des dégâts matériels », déclare Agbéyomé Kodjo (Photo) qui présente les condoléances et compassion de son parti aux familles des victimes.

Inquiète de la situation actuelle et craignant le chaos,  OBUTS lance un appel pressant aux autorités, aux forces de l’ordre et de sécurité, à la stricte observance des dispositions légales prescrites en République du Togo dans le cadre d’une interpellation. Elle les invite également à la cessation de toute violation de domiciles privés ; à l’interruption de toutes intrusions par effraction au sein des domiciles privés ; à l’arrêt immédiat de tous agissements délictueux dont sont les auteurs des « milices privées armées » sur toute l’étendue du territoire de l’État de droit qu’est le TOGO ; à la libération immédiate de toutes celles et de tous ceux dont l’arrestation « manu militari » n’est ni conforme ni respectueuse des règles de droit qui régissent cette matière.


A toute la classe politique, Agbéyomé Kodjo lance un cri du cœur en vue d’une solution consensuelle de sortie de crise politique le plus vite possible.

« Notre communauté de destin nous le commande et nous interpelle tous ! Au Togo, depuis des temps immémoriaux, nos valeurs sont au plus haut non pas quand nous rabaissons nos concitoyens mais quand nous essayons ensemble de porter haut toutes les filles et tous les fils qui fondent la communauté nationale », indique le communiqué.

Au gouvernement, Elle demande le respecter des principes républicains de protection des droits humains et s’interdire toute forme de violence, et d’actes inhumains et dégradants à l’encontre des manifestants en vue de la résolution de la crise.

Aux acteurs politiques, leaders d’opinion, et médias, OBUTS conseille la retenue et la modération afin d’éviter au Togo « le chaos qui se profile à l’horizon »Ainsi le parti de l'ancien premier ministre condamne l’appel à la haine, au meurtre, la destruction des biens publics et privés, la détérioration du mobilier urbain, les actes de vandalisme de toute nature, venant de part et d'autres.

« La formation politique OBUTS condamne avec vigueur et désapprouve toutes formes de violences faites aussi bien aux forces de sécurité et de défense, qu’aux manifestants. Elle appelle l’attention des autorités sécuritaires donneuses d’ordre, sur le contenu et le caractère insoutenable des images de violences faites aux jeunes », indique le communiqué du parti.

Pour le retour à la normale, A. Kodjo et son parti appellent à la sagesse et à la responsabilité politique du Chef de l’État afin qu’il prenne toutes les mesures audacieuses et salutaires tendant à l’arrêt de l’escalade de la violence ; à l’apaisement des cœurs meurtris et au renouement du fil du dialogue pour sauver la Patrie du danger qui rôde.

Et demande au gouvernement de  mettre fin immédiatement aux « activités notoirement illégales de tous les "groupes informels de sécurité" au Togo qui n’est « ni un Far West ni un État voyou ! ».

Pour OBUTS, "laisser prospérer les "activités" néfastes et illicites desdites « milices armées » s’apparentera à l’instillation du désordre, de la confusion, et enverra du Togo dans une regrettable image d’un État de non droit et mettra en péril la paix et la cohésion nationales dans notre pays ».

OBUTS pour finir, conseillr l’ouverture rapide d’un dialogue politique inclusif, franc et sincère qui aboutira au consensus en vue de l’adoption des réformes constitutionnelles à l’Assemblée Nationale.

Esaïe EDOH
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