UNIR D'ACCORD POUR LES REFORMES MAIS PAS POUR LA "RÉTROACTIVITÉ"



Bien qu'elle en est la pomme de discorde entre le parti au pouvoir et l'opposition, la non rétroactivité de la loi n'est toujours pas exclue au parti UNIR. Il faut le compteur à zéro et Faure Gnassingbé doit briguer encore deux mandats. Telle est la position inchangée de la mouvance présidentielle. 


Il y a déjà quelques jours sur les ondes de RFI, le Premier ministre Selom Klassou a indiqué clairement qu'il y aura pas de rétroactivité de la loi s'agissant de la limitation de mandat. Ce week-end encore lors d'un meeting du parti UNIR à Notsé, il a réitéré la position du régime. 

En présidant la rencontre en tant que militant du parti,  Selom Klassou a indiqué à la population de la cité d'Agbogbo que le Chef de l’État a manifesté sa volonté d'opérer les réformes depuis 2006. Mais le radicalisme de l'opposition l'en a empêché de concrétiser cette volonté. 

"Déjà en 2006, il a fait assoir les acteurs politiques qui a débouché sur l'APG où il était convenu d'un gouvernement d'union nationale pour la mise œuvre des réformes. Mais malheureusement certains partis de l'opposition avaient refusé  d'y participer. Pour faire court, il y a eu un dialogue  en 2014 entre les partis parlementaires et qui portait sur les articles 50 et 60, relatifs à la limitation du nombre de mandat présidentiel et au mode de scrutin. Là une partie de l'opposition avait exigé la rétroactivité, d'où le malentendu", a-t-il révélé. 

Pour lui, ce problème ne devrait pas se poser car "le B-A-B, en droit c'est que  la loi dispose pour l'avenir, la rétroactivité non" précise-t-il.

Il a ensuite rappelé que la première Constitution togolaise votée le 14  avril 1961, en son article 33 stipule ce qui suit " le Président de la République est élu au suffrage pour sept (7) ans. Il est rééligible. Alinéa 2: le Président est élu au scrutin uninominal majoritaire à un tour." D'où, a-t-il souligné qu'en "clair, une constitution n'est pas immuable. C'est la volonté et l'exigence d'une génération et au fur du temps, compte tenu des préoccupations d'autres peuvent lui apporter une modification".

S'agissant du référendum murmuré sur les lèvres depuis un moment déjà, Selom Klassou n'en doute pas qu'il en soit une porte de sortie de crise. 

"Si on est légaliste, il faut qu’on se prépare pour le référendum pour donner la parole au peuple… Chacun doit se plier à la loi constitutionnelle", a-t-il convié.

Malgré cette issue, le fils de la cité d'Agbogbo a rappelé que  le gouvernement ne ferme pas les portes de dialogue.

Esaïe EDOH
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