LE CACIT ANNONCE PORTER PLAINTE CONTRE LES AUTEURS DES VIOLENCES



Nombreuses sont les organisations de défense et de promotion de droit de l'Homme qui suivent de près l'évolution de la crise togolaise. Le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), devant la presse jeudi à Lomé, a fait l'état des lieux et prévoit porter plainte contre les auteurs des violences d'où qu'elles viennent.

Tout comme d'autres organisations l'ont constaté, le CACIT aussi a relevé des actes de violence au cours des manifestations publiques qu’organisent depuis le 19 août, les quatorze partis politiques de la coalition de l’opposition togolaise. Il a, à cet effet déploré ces actes.

"Le Cacit reste très préoccupé par le sort des victimes, l’attitude des agents en charge de l’application de la loi, de certains manifestants et particulièrement par l’inaction des procureurs de la République" déclare le  Collectif.

Il a également déploré "l'inobservance de l’Etat de droit qui s’entend de l’assujettissement de tous les citoyens à la loi". Et condamne fermement "les violations répétées des droits de l’homme liées à l’usage disproportionné de la force, faisant des pertes en vies humaines et des atteintes à l’intégration physique, les violences ayant engendrée des pertes en vies humaines du côté des forces de sécurité, les manifestants et des paisibles citoyens".

Pendant cette période de crise, le Collectif, s'inscrivant dans la droite ligne de sa vocation, a porté assistance médicale, juridique et sociale à certaines victimes des violences et personnes interpellées lors des manifestations.

Ainsi une trentaine de personnes ont été prises en charge sur le plan juridique par  un collectif d’avocats du Cacit, ceci lors de leur procès. A ce titre, le CACIT a dénoncé de nombreuses violations des droits des présumés car, " des personnes interpellées ont été jugées et condamnées sans avocats de défense ".

Vu les nombreux actes de violation des droits humains de la part des deux parties (gouvernement et manifestants), le CACIT a décidé de porter plainte au nom de certaines victimes.

En termes de chiffre, le CACIT a dénombré près de 400 arrestations entre la période du 19 aout au 31 octobre 2017.  Une centaine de ces personnes ont été libérées grâce aux actions du CACIT.

Pour une sortie de crise, le CACIT a invité les deux parties à opter pour le dialogue.

Esaïe EDOH
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