LE MOUVEMENT PANAFRICAIN DES LEADERS S’INDIGNE CONTRE L'ESCLAVAGISME EN COURS EN LIBYE


Depuis 1848, l'esclavage a été officiellement aboli de par le monde. Malheureusement, cette pratique inhumaine de commercialisation de de l'être humaine existe encore sous diverses formes. Libye est en est l'actuel centre commercial. Dans un communiqué, le Mouvement Panafricain des Leaders (MPL) s'indigne et dénonce cette pratique en ce 21èm siècle.

 Communiqué

Réduire en esclavage, traiter les êtres humains d’une manière dégradante et cruelle, chosifier l’être humain en ce siècle de lumière, n’est-ce pas là, la pire manière de nier notre commune filiation, notre fraternité, notre humanité ?

Aujourd'hui, parler de la vente des êtres humains sur le continent africain qui a été victime de ce trafic, a quelque chose d’irréel : on semble parler d’une réalité antédiluvienne. Malheureusement, elle n'est pas encore un sujet réservé aux livres d'histoire.

C'est terrible de voir, aujourd'hui encore, des êtres humains mis en vente aux enchères sur des marchés aux esclaves en Libye. Certains esprits dans leur tentative d’explication de ces actes du dernier degré de la bassesse humaine, nous diront que c’est dû à l’inconscience des jeunes africains qui veulent aller à tout prix en occident d’une part et d’autre part c’est à cause de la situation sécuritaire et économique catastrophique mais aussi de l’instabilité politique qui règne dans ce pays depuis l’assassinat du Guide Mouammar KADAFI. Rien ne justifie la vente d’êtres humains. Ces actes inhumains constituent un outrage à la conscience de l’humanité. Il s’agit là d’un crime contre l’humanité. Le Mouvement Panafricain des Leaders MPL est choqué, outré, attristé et indigné par ces actes inqualifiables et inimaginables. Nous sommes d’autant plus abasourdis par le silence des chefs d’État africain, des élus africains, des hommes politiques africains et surtout de la commission de l’Union Africaine face à cette tragédie. Il est parfois dur de constater combien nos politiques s’éloignent des priorités sur lesquelles ils ont été élus. Nous considérons pourtant que nous avons fait du chemin alors qu'en réalité nous tournons autour de la tour de Babel, nous n'avançons pas et c'est inacceptable.

 Le Mouvement Panafricain des Leaders MPL dénonce avec la dernière rigueur et énergie le silence de l’union africaine. Nous la prenons comme responsable par non inaction face à cette situation ignoble car son rôle est de protéger les jeunes africains.

La communauté africaine et internationale ne peut pas continuer de fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les jeunes en Libye, et prétendre que la situation ne peut être réglée car il y a une anarchie dans le pays.

Par ailleurs, c’est le lieu de rappeler que les vrais responsables de la situation chaotique dans laquelle se trouve la Libye depuis 2011 sont les assassins du Guide Mouammar KADAFI. Il faut que justice soit faite pour le peuple libyen. Nous exigeons, nous les jeunes, l’action des autorités et nous imaginons des alternatives pour éviter que le cercle vicieux de l’esclavage se perpétue nonobstant qu’elle est interdit par les lois nationales et internationales.

Dans l’immédiat, nous demandons à l’Union Africaine et à tous les gouvernements africains en liaison avec les autorités libyennes de prendre des mesures idoines et concrètes pour mettre fin à ce trafic humain. 

A la commission de l’Union Africaine, c’est l’occasion encore de lui rappeler d’encourager les Etats africains à prendre des dispositions nécessaires pour protéger la jeunesse contre tous les fléaux et ceci conformément à la charte africaine de la jeunesse du 02 juillet 2006. 

Il nous faut des institutions panafricaines qui ont à cœur les problèmes des jeunes qui sont une richesse pour l’Afrique.  Nous demandons que la CPI se saisisse rapidement de ce dossier pour ouvrir une enquête conformément aux statuts de Rome.

Dans une logique préventive de ces crimes, nous demandons à l’union africaine de mettre en place une commission spécialisée, dotée des moyens, chargée de mener la lutte contre le trafic d’êtres humains sur le continent. L'Afrique sera ce que nous en ferons.

Pour le Bureau directeur Afrique 
 Le Président

Peter AFADODAN
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