LE SORT DE FAURE GNASSINGBE DISCUTÉ A PARIS


Sur invitation du président guinéen, le Prof Alpha Condé, président en exercice de l’Union Africaine (UA), une délégation de la coalition des quatorze partis de l’opposition togolaise séjourne, depuis mardi, à Paris dans la capitale française. Composée de Jean-Pierre, Tikpi Atchadam et de  Brigitte Adjamagbo-Johnson, la délégation a eu à échanger avec le président Condé sur la crise sociopolitique qui secoue le Togo depuis  trois mois maintenant. Et pour une sortie de crise, il était question de l’ouverture d’un dialogue inter togolais qui abordera les questions des réformes constitutionnelles et institutionnelles et surtout du sort de Faure Gnassingbé.

S’ils sont tous d’accord pour dialoguer avec le pouvoir de Lomé pour une sortie de crise, les trois leaders de l'opposition n’ont manqué de reformuler au président de l’UA, comme ce fut le cas il y a quelques jours à l’émissaire du président ghanéen, leurs préalables pour la réussite du dialogue.  Ils ont insisté sur les conditions qui devraient baliser la voie à un dialogue franc et sincère qui doit aboutir à l'instauration de la démocratie au Togo. Et cela passe par la libération des détenus politiques, la levée des sièges sur les villes de Mango, Bafilo et Sokodé, la levée des poursuites judiciaires qui pèsent sur certains acteurs politiques et  la fin des harcèlements dont fait objet  Tikpi Atchadam, le leader du PNP.

L’autre sujet abordé au cours de ces échanges avec Alpha Condé fut le sort de Faure Gnassingbé -Photo), l’actuel chef de l’Etat qui dirige le Togo depuis 2005, après le décès de son père Gnassingbé Eyadéma.

Interrogé sur France 24, le président guinéen a indiqué avoir écouté l’opposition togolaise  avant de préciser que les échanges ont porté sur les conditions d’ouverture d’un dialogue entre le pouvoir et l’opposition afin de parvenir à une situation apaisée.

« Ce n’est pas mon rôle de leur dire ce qu’ils doivent faire, tout ce que nous voulons, c’est que le problème soit résolu par un dialogue togolais… Toutes les demandes qui se situent dans le cadre d’une situation apaisée et d’un dialogue apaisé, sont à prendre en compte », a-t-il déclaré.


En ce qui concerne le départ du président Faure Gnassingbé du pouvoir, le président de l’Union Africaine estime que c’est une question interne aux togolais.

 « Je n’ai rien à imposer à l’opposition ou au gouvernement togolais. Mais pour aller à un dialogue, demander la libération des détenus, laisser et encadrer les manifestations c’est normal. Pour le départ du président c’est une question interne du pays » a-t-il poursuivi.

Pour les opposants au régime de Lomé, il est temps de mettre fin à la longévité de la famille Gnassingbé au pouvoir au Togo. "Notre pays ne saurait être une curiosité africaine. Les Togolais ont une grande soif de voir un autre nom à la tête de l'État. Nous ne saurions repartir de Paris et aller dire au peuple que Faure Gnassingbé pourra encore rester au pouvoir", a soutenu l'un des leaders séjournant à Lomé.

Rappelons que depuis le 19 août, des togolais sont dans la rue pour réclamer le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir, le retour à la constitution de 1992, le droit de vote à la diaspora et la libération des détenus politiques.


Thierry AFFANOUKOE
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