SIX OCS APPELLENT A DES MESURES URGENTES POUR EVITER "LA GUERRE CIVILE" AU TOGO


Depuis le 19 août, le Togo vit une crise sociopolitique sans précédent qui risque de le plonger dans "la guerre civile" si rien n’est fait. Cette situation inquiète plus d’un dont un groupe de six organisations de la société civile togolaise à savoir, ACAT-Togo, ATDPDH, CEJP, GRAD, SADD et SYNPHOT, qui au cours d’une conférence de presse ce lundi à Lomé a lancé un appel à la retenue aux protagonistes de la crise et  a fait des propositions de sortie de crise.


Dans une déclaration commune, ces organisations de la société civile demandent au gouvernement et aux quatorze partis politiques de l’opposition qui appellent aux manifestations de poser des actes forts pour faire baisser la tension actuelle dans le pays.

Ainsi,  elles recommandent au gouvernement "la création des conditions juridique, humaine, organisationnelle, matérielle et pratique pour la gestion professionnelle des manifestations publiques", l’assurance d’une formation adéquate des forces armées togolaises qui sont réquisitionnées en renfort aux forces de sécurité publique pour le maintien d’ordre, la création des conditions et la mise en place d’un mécanisme de confiance mutuelle entre les forces de sécurité publique et les citoyens dans la gestion des manifestations publiques pacifiques à différent niveau au Togo, la libération des manifestants arrêtés, notamment l’imam de Sokodé, les 03 membres de l’association Nubuéké, et d’autres personnes arrêtées dans des conditions jugées douteuses".

Aux partis politiques de l’opposition, elles les invitent  "à prendre les dispositions pour la sensibilisation et la formation de leurs militants et de la population en général sur le caractère citoyen et pacifique des manifestations publiques et au respect des biens publics".

Des recommandations dont leurs observations urgent pour éviter au pays de "basculer dans la guerre civile, voire dans un lendemain difficilement gérable", souligne la déclaration.

Rappelons que les manifestations ont engendré 14 morts dont 9 par balles parmi lesquels des civils, des mineurs et des militaires et 236 blessés avec près de 400 cas d'arrestations et environ 500 personnes déplacées.


Thierry AFFANOUKOE
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