CRISE TOGOLAISE: JEAN-PIERRE FABRE N’A PAS FOI EN LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE, MAIS CROIT EN LA RUE POUR "CHASSER" FAURE GNASSINGBE DU POUVOIR



La crise politique continue de battre son plein sur la Terre de nos aïeux. Et en attendant l'ouverture d'un éventuel dialogue, la classe politique de l'opposition maintient la pression sur le pouvoir de Lomé à travers les manifestations de rue qui pour le chef de file de l'opposition, Jean-Pierre Fabre, est une arme efficace pour chasser Faure Gnassingbé du pouvoir. 

Dans une interview accordée à la presse française  "La croix", Jean-Pierre Fabre (Photo), président national de l'ANC et chef de file de l'opposition ne cache pas son ambition à poursuivre les manifestations de rue jusqu'à la démission de Faure Gnassingbé. Pour lui c'est la seule arme efficace dont dispose la coalition des 14 partis politiques de l’opposition.

"Nous n’avons que nos marches pour exprimer notre volonté d’alternance et de changement. Nos manifestations populaires sont des moyens constitutionnels et donc légaux, auxquels nous avons recours pour y parvenir", a-t-il martelé.

Il est d'ailleurs convaincu que la population s'inscrit dans la logique de manifestations populaires et aussi déterminée à " chasser" Faure Gnassingbé du fauteuil présidentiel.

"Les populations togolaises ne se résoudront jamais à ce que Faure Gnassingbé accapare indéfiniment le fauteuil présidentiel, perpétuant ainsi la confiscation du pouvoir par le clan Gnassingbé", est-il convaincu.
En guise d'une solution diplomatique à la crise, le leader de l'ANC veut bien croire à la bonne volonté de la communauté internationale mais émet des réserves vu certaines prises de position de celle-ci en faveur du pouvoir de par le passé.
"Bien sûr, on peut espérer que la Communauté internationale s’émeuve de ce qui se passe chez nous : d’autant qu’en ayant accepté, cautionné et même soutenu pour diverses raisons, le régime monstrueux de Gnassingbé Eyadema, elle a sa part de responsabilité dans les souffrances que nous avons connues pendant des dizaines d’années. Elle peut conseiller le pouvoir, l’éclairer sur la solution de la crise : accepter de partir" a-t-il avancé.
S'agissant de la contribution de la France dans la résolution de la crise, Jean-Pierre Fabre reste vigilant.
"Je dois avouer que je ne perçois aucun signe. Bien sûr, la presse française nous a permis de sortir du huis clos avec le pouvoir en place. Du coup, Paris ne fait plus comme si rien ne se passait ici. À l’Élysée, l’équipe qui s’occupe de l’Afrique a changé. J’ai rencontré à Paris, il y a quelques jours, Franck Paris, le conseiller Afrique d’Emmanuel Macron. Il a une très bonne lecture de la situation. Mais je crois que, comme d’habitude, la France va se réfugier derrière la position des organisations sous régionales comme la CEDEAO, l’UEMOA" souligne-t-il et d'ajouter que "la politique étrangère de la France vise la défense de ses intérêts. Nos intérêts peuvent être divergents avec les siens. Nous ne devons par conséquent compter que sur nos propres forces. Tout attendre des populations. Et ne rien attendre des autres".
Rappelons que la coalition de l’opposition a boycotté la semaine dernière, les consultations du gouvernement en vue de l’ouverture d’un dialogue pour une sortie de crise qui secoue le Togo, depuis 4 mois.
Esaïe EDOH
Partager sur Google Plus

QUI SOMMES-NOUS? REDACTION GAPOLA

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire