LA RÉPRESSION DES MANIFESTANTS DE L’OPPOSITION, UNE MENACE POUR LE DIALOGUE



Sur le chemin de retour de la marche de protestation samedi dernier, les militants de l'opposition ont été victimes de bastonnade et de jet de gaz lacrymogènes de la part des forces de l'ordre à Attikoumé et à  3K.  Cette situation inattendue suscite la colère des leaders de la coalition des 14 partis de l'opposition qui menacent de ne plus aller au dialogue dont l'ordre du jour fait l'objet de négociations dans les coulisses.
Interrogé sur RFI lundi, le leader de l'ANC et chef de fil de l'opposition, Jean-Pierre Fabre, a condamné avec la dernière rigueur la répression des forces de l'ordre.
"Au cours de la manifestation, nous avons appris qu’il y avait un dispositif positionné au bar 3K pour empêcher ceux qui allaient rentrer vers le nord de Lomé. A la fin de la manifestation, nous nous sommes transportés sur les lieux et effectivement nous avons constaté qu’il y avait un dispositif de forces de l’ordre destinées à empêcher le passage. Au moment où nous étions sur les lieux, les militaires se sont déchaînés, ils avaient de gros bâtons dans les mains avec lesquels ils bastonnaient les gens devant nous. C’était une sauvagerie inqualifiable. Ils ont balancé des grenades lacrymogènes assourdissantes et finalement, nous étions obligés de quitter les lieux », a expliqué Jean-Pierre Fabre.
Or, depuis le 6 novembre dernier, le gouvernement a pris des mesures d'apaisement en annonçant l'ouverture d'un dialogue. Ces mesures saluées par les uns et les autres, risquent de tomber à l'eau. Car selon le leader de l'ANC, les traitements réservés aux manifestants le samedi dernier ne donnent pas un bon signal pour le dialogue.
« Si les choses continuent comme cela, on arrête tout », a-t-il menacé.
Désormais, les doutes planent sur la tenue du dialogue vu que les conditions ne sont pas encore acceptées par tous.
Esaïe EDOH

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