LE POUVOIR MANŒUVRE POUR EMPÊCHER LA COALITION DE L'OPPOSITION DE PRENDRE PART AU DIALOGUE



Pour obtenir le retour à la constitution de 1992, le droit de vote des togolais de la diaspora, la libération des détenus politiques et surtout le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition sollicite de nouveau la rue. Elle appelle les togolais à manifester les 13, 14 et 16 décembre prochains à Lomé et dans plusieurs autres villes du pays.

En conférence de presse ce mardi au siège de la CDPA à Lomé, les leaders de la coalition sont revenus sur les événements de samedi dernier sur le boulevard Gnassingbé Eyadéma et à Atikoumé, où des « guet-apens orchestrés » ont été tendus par des militaires et des gendarmes pour dit-on « filtrer la circulation ». Alors qu’en réalité tout est fait pour empêcher des manifestants de regagner leurs maisons. Et la coalition tient pour responsable Faure Gnassingbé, le chef suprême des armées et ministre de la défense et des anciens combattants, les incidents malheureux de samedi. 

« La responsabilité directe de ces actes incombe au chef suprême des armées et sa duplicité est encore une fois établie », indique la déclaration liminaire de la coalition.

Pour la coalition, il s’agit d’une « terreur orchestrée pour étouffer toute velléité de contestation du régime, comme c’est le cas à Mango, Bafilo, Kara, Tchamba et Sokodé».

Par ces actes, la coalition soupçonne le pouvoir de la pousser à bout pour boycotter le dialogue qui s’annonce pour une sortie de crise.

Rappelons que les évènements de samedi ont occasionné le renversement d’un camion transportant des manifestants de la coalition avec pour conséquence des blessés et un mort des suites de ses blessures.

Thierry AFFANOUKOE
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