LES PRATIQUES NÉFASTES DE VEUVAGE DÉFINITIVEMENT ÉRADIQUÉES DANS LES LACS



"Nous confirmons et réaffirmons solennellement et publiquement ce 28 décembre que les rites de veuvage à l’égard de la femme dans la préfecture des Lacs sont définitivement humanisés et ne dépasseront plus 24 heures". C'est en ces termes que les chefs traditionnels de la ville d’Aného, Togbui Ahuawoto Zankli Lawson VIII et Nana Anè Ohiniko Quam Dessou XV ont mis fin à des pratiques néfastes de veuvage dans la préfecture des lacs. C'était au cours d'une cérémonie tenue jeudi dans les locaux de la mairie de la ville en présence des autorités traditionnelles et publiques.

C'est à la faveur du projet "Éradication des pratiques néfastes coutumières de veuvage", initié par l'ONG ALAFIA en juin 2016 dans la préfecture des Lacs que l'on est arrivé ce jour à cette cérémonie grandiose d'éradication des pratiques néfastes de veuvage dans les communautés de la préfecture des Lacs. 

Grâce à ce projet de l'ONG ALAFIA soutenu par l'ambassade des États Unis au Togo, les cérémonies de veuvage qui constituent il y a quelques années une période de calvaire pour la femme Guin et Mina, appartiennent désormais à l'histoire. Elles seront symboliques et dureront que 24 heures.

En prenant cet engagement solennel d'éradication des pratiques néfastes coutumières de veuvage dans les lacs, les deux chefs traditionnels ont aussi annoncé, qu'ils prendront des dispositions avec l'ensemble des gardiens des us et coutumes pour éradiquer d'autres formes de pratiques néfastes qui sont toujours observées dans leur communauté.

« Il existe encore d’autres formes d’intimidation qui se font également à l’égard des femmes, après le décès de leur conjoint. Nous allons les lister et voir de façon concertée,   afin que les veuves et les orphelins ne soient pas soumis aux différents aléas que nous constatons aujourd’hui"  a lancé Nana Anè Ohiniko.
De son côté, la présidente de l'ONG ALAFIA, Tatey Adjovi, s'est félicitée du résultat et envisage poursuivre le projet dans d'autres localités du pays. D'ailleurs, le même projet suit sa phase pilote dans la préfecture de Dankpen.
Pour rappel, les cérémonies de veuvage exposent la femme togolaise  à des rites humiliants, dégradants et indignes dans la plupart des communautés. Et l'ONG ALAFIA s'est engagée pour combattre ce fléau récurrent en Afrique.
Esaïe EDOH 

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