L'OPPOSITION TOGOLAISE LANCE UN CRI DE CŒUR A LA CEDEAO



Comme prévu, les leaders des 14 partis de l'opposition et leurs militants ont battu de nouveau les pavés  jeudi pour le compte de la deuxième journée de la série des trois jours de manifestations. Cette fois-ci au-delà des revendications habituelles, les leaders ont lancé un cri de cœur aux chefs d'État et de gouvernements qui se réunissent samedi à Abudja, à prendre des décisions idoines pour sortir le Togo de sa crise sociopolitique.

En effet, le sommet extraordinaire des chefs d'États et de gouvernements de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se tiendra samedi en terre nigériane. A l'agenda de cette rencontre, est inscrite la question de la crise sociopolitique togolaise. Une belle opportunité que l'opposition togolaise ne veut pas manquer et pour ce faire, elle met la pression pour une implication accrue de la Communauté pour une sortie de crise définitive. 
Ainsi, à la chute du deuxième jour de marche de jeudi les leaders ont-ils lancé "un cri de cœur" aux chefs d'État  à prendre leurs responsabilités face à la situation togolaise qui pour eux "constitue une vraie menace pour la stabilité de toute la sous-région et pour la paix internationale"
"Messieurs les présidents, le Togo est une inacceptable anomalie politique au sein de notre espace ouest africain et il convient d’y mettre fin, aidez-nous à empêcher que le Togo, par l’entêtement de Faure Gnassingbé, ne devienne le terreau facile et fertile de situations qui peuvent très vite devenir incontrôlables au sein de l'espace commun de développement économique, politique, social et culturel" lancent-ils dans la déclaration ayant sanctionné la marche de jeudi.
Dans le but d'inciter les chefs d'État à se prononcer clairement sur la crise, la coalition lui a rappelé le Protocole de Dakar signé le 21 décembre 2001. 
« Après avoir fait le constat que les véritables menaces qui pèsent sur la paix en Afrique se trouvent plus dans l’instabilité des États liée au déficit démocratique et à la mauvaise gouvernance, le protocole a fixé des principes constitutionnels communs à tous les Etats membres de la CEDEAO"  précise la déclaration.
"Le peuple togolais, vous demande de tout mettre en œuvre, afin qu’au Sommet d’Abuja, le régime qui gouverne le pays depuis plus de 50 ans, intériorise et accepte enfin l’alternance" conclut la déclaration.
La manifestation se poursuit le samedi pour le compte du troisième et dernier jour. 
Esaïe EDOH
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