LES FLUX FINANCIERS ILLÉGAUX FONT PERDRE PLUS DE 80 MILLIARDS A L'AFRIQUE PAR AN


Il se tient depuis vendredi à Addis Abeba, capitale éthiopienne, la 32em session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union Africaine, en prélude au sommet des Chefs d'État et de gouvernement de ladite organisation continentale. A cette rencontre, le Commissaire de l'Union africaine (UA) en charge du Commerce et de l'Industrie, Albert Muchanga (Photo), a fait des  révélations alarmantes sur la situation de l'économie du continent.

 Dans sa révélation, il a indiqué que  l'Afrique perdait 80 milliards de dollars par an en raison des flux financiers illégaux. Ce qui d'après lui, constitue "une situation d'obstacle majeur à la transformation économique du continent".

" L'Afrique perd 80 milliards de dollars en flux financiers illicites, dont 70% dans les industries extractives, c'est-à-dire les ressources minérales. Ces pertes sont le fait des corporations multinationales, qui pratiquent une large gamme de méthodes de comptabilité particulièrement créatives", a relevé M. Muchanga.
Ces pertes énormes, a-t-il fait savoir, sont devenues une préoccupation majeure pour les chefs d'État de l'organisation d'où ils ont décidé de la mise en place d'un haut comité pour palier le problème.
"La question des flux financiers illicites est prise très au sérieux par les chefs d'Etat et de gouvernement, comme en atteste la nomination d'un Haut comité dirigé par l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki dans le but d'exhorter les acteurs concernés à endiguer la fuite de ces ressources vitales hors du continent" a-t-il indiqué.
La rencontre proprement dite est prévue pour les 28 et 29 janvier sous le thème : "Remporter la lutte contre la corruption : une voie durable vers la transformation de l'Afrique".  Une cinquantaine de Chefs d'État et de gouvernement au rang desquels Faure Gnassingbé, président de République togolaise et président en exercice de la conférence des Chefs d'État de la CEDEAO sont attendus à cette rencontre.
Esaïe EDOH 
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