LES ENSEIGNANTES RÉCLAMENT LA PARITÉ DANS LA GESTION DES AFFAIRES DU MINISTÈRE DE L'ENSEIGNEMENT


La célébration de la journée du 8 mars se poursuit en différé dans les services publics et privés.  Jeudi, à Lomé,  c'était au tour des femmes enseignantes issues du ministère des enseignements primaire et secondaire, et de la formation professionnelle (MEPSFP) de célébrer cette journée dédiée à la femme. C'était à travers une rencontre d'échanges et de réjouissance.

C'est en présence de leur ministre de tutelle, Komi Tchakpélé, que les enseignantes ont célébré la journée de la femme. 

Ces femmes préoccupées de l'avenir de la gente féminine dans le métier de l'enseignant, ont jugé bon d'en mener une réflexion. Ainsi ont-elles placé la journée sous le thème "Professionnalisation de la femme enseignante".

Pour donc mûrir les réflexions deux communications ont été présentées au cours de la rencontre. La première " Comment construire sa carrière, défi et contrainte ", a permis aux femmes enseignantes d'échanger et faire des propositions en vue d'une carrière professionnelle réussie.

A la suite de la seconde communication, " Genre et gouvernance au MEPSFP" les enseignantes ont levé le voile sur la question de parité au sein du ministère de l'enseignement et ont fait des plaidoyers pour une place de choix pour la femme dans la gestion des affaires dans le ministère. 

"Aujourd'hui le ministère  des enseignements primaire et secondaire est la seule administration qui regorge un grand effectif de femmes. Elles sont nombreuses à exercer le métier de l'enseignant mais n'ont pas les mêmes avantages que les hommes. Aussi, elles sont peu représentées aux postes stratégiques du ministère de tutelle", a souligné Kpedji Hadabiya, responsable de la cellule genre du MEPSFP.

Vu le nombre d'enseignantes comparé à sa représentativité dans la gestion des affaires dudit ministère, la parité s'impose.

"Nous demandons la promotion mais pas une faveur", a-t-elle tenu à préciser.

S'agissant de la parité au sein du ministère de l'enseignement, le Ministre Tchakpélé s'est montré favorable et s'est engagé à œuvrer pour qu’elle soit une réalité dans les mois à venir. Il aussi soutenu et encouragé.

Les enseignantes, pour marquer cette journée, au-delà des échanges, se sont réjouies à travers des chants et danses.

Esaïe EDOH
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