PAYADOWA BOUKPESSI INTERDIT LES MANIFESTATIONS DE LA C14


Alors que la coalition des 14 partis politiques de l’opposition projetait manifester les 20, 21, 22 et 24 mars prochains pour réclamer le retour à la constitution de 1992 avec toutes ses conséquences, la levée de siège des villes de Mango, Bafilo et Sokodé, la libération des détenus politiques et le vote de la diaspora, le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, Payadowa Boukpessi (Photo) dans une correspondance vendredi notifiait à la C14 l’interdiction des manifestations en vue de permettre au dialogue inter-togolais d’aboutir.
 
Se basant sur l’engagement des parties prenantes au dialogue de sursoir aux manifestations publiques durant les discussions, Payadowa  Boukpessi croit qu’une reprise des marches de la C14 ne favorisera pas une reprise des pourparlers suspendus à cause de l’intransigeance du pouvoir et de l’opposition sur la question du retour à la constitution de 1992 et de toutes ses implications.

« …, les marches programmées ne peuvent pas avoir lieu en cette période où nous attendons tous la poursuite des discussions en vue de la normalisation de la situation politique togolaise par voie de dialogue » écrit-il dans la correspondance adressée à la C14. 

Pour Boukpessi, il est hors de question d’être « complice » de la C14 en l’autorisant à manifester. 

« Par respect au président du Ghana qui sacrifie son temps et son énergie pour notre pays, afin d’aboutir à une solution à la situation que connait le Togo en ce  moment, toutes les parties prenantes doivent suspendre les manifestations » rappelle-t-il.

Si pour l’heure, la C14 ne s’est pas encore prononcée officiellement sur cette correspondance du ministre, la menace de la reprise des marches de l’opposition est bien réelle tant que le gouvernement s’obstine à poursuivre en solo le processus électoral en cours.

Edem KOAMI
Partager sur Google Plus

QUI SOMMES-NOUS? Redaction GAPOLA

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire