DR GADA FOLLY EKUE "…A MON HUMBLE AVIS UN DÉPART SUBIT DE L’ACTUEL CHEF D’ÉTAT POURRAIT ÊTRE FATAL SI ON NE FAIT PAS ATTENTION…"


Le dimanche 15 avril dernier s'est tenue à Lomé, l'Assemblée extraordinaire du Mouvement  Panafricain Alaga (MPA). C'était une occasion pour les responsables et membres de ce mouvement de  faire le bilan des douze (12) mois d’activités et de réfléchir sur les sujets brûlants de l'heure de la société togolaise.
 
A en croire le MPA la solution « idéale » à la crise sociopolitique actuelle que  traverse le Togo, n'est tout autre que  l'organisation des élections transparentes qui permettront au "peuple" de trancher. Selon le mouvement, les négociations en cours ne vont pas résoudre la crise, elles vont peut-être apaisées les cœurs.
A cet effet, le MPA  recommande  un référendum pour faire les réformes constitutionnelles pour changer de constitution. 
Ces propositions du MPA se justifient par le fait que le  rapport de force dont dispose la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise  doit amener le pouvoir à garantir des élections transparentes. La communauté internationale à l’instar de la CEDEAO doit aussi  aider le pays à organiser pour une première fois des élections transparentes.
« Si on n’aura pas assez de temps pour les organiser, faire les législatives avec de nouvelles dispositions de transparence, qu’on ne les fasse pas. Mais qu’on prépare la première élection que ce soit le référendum ou les présidentielles de 2020. C’est difficile mais le parti au pouvoir doit ici  accepter qu’une fois sa popularité soit mise en jeu et que le peuple tranche sans faute, c’est ce qui va apaiser ce pays », a lancé Dr Gada Folly Ekué (Photo), Président du MPA.
En ce qui concerne  la question de  l’alternance qui divise plus d'un,  Dr. Ekue est convaincu et a souligné que tous les politiques togolais y compris, Faure Gnassingbé sont dans la logique d’alternance. En témoigne le  projet de loi que le gouvernement  a envoyé  au parlement en septembre dernier qui garantit la limitation du mandat présidentiel à deux.
Toutefois, il dit ignorer si   le président Faure Gnassingbé souhaite une alternance subite ou tardive.
Pour le pan africaniste, le Togo est un cas particulier et comparer ses réalités à d’autres pays serait suicidaire.
« Il ne faut pas  trop comparer le Togo à la Sierra Léone. A mon humble avis  un départ subit de l’actuel  Chef d’État pourrait être fatal si on ne fait pas attention. Sa présence retarde une bombe dont la population n’a pas conscience. De ce point de vue, il peut-être une chance pour l’opposition, parce que c’est lui qui va lui donner la perche. Soyons sages, comprenons le comme cela et préparons une alternance paisible », a précisé Dr Ekue.
Il faut noter qu'au cours de la rencontre, les membres ont échangé sur des thèmes liés à l'actualité et l'histoire du Togo.
Thierry AFFANOUKOE
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