POUR GILBERT BAWARA, TOUTES LES REVENDICATIONS DES ENSEIGNANTS SONT SATISFAITES


Le gouvernement togolais n'est pas resté indifférent face à la crise sociale qui secoue le pays notamment dans les secteurs éducatif et sanitaire. Dimanche sur la Télévision togolaise (TVT), le ministre de la fonction publique, Gilbert Bawara s’est prononcé sur la situation sociale pour situer l'opinion sur les dispositions prises par le gouvernement pour résoudre le problème. Par la même occasion, il a invité le SYNPHOT à sursoir à ses mouvements de grève, aux enseignants et aux  agents de son département, il a lancé un appel au calme et au  ressaisissement.
 
Abordant la question des grèves dans le secteur de la santé,  le ministre a expliqué largement les raisons et la nécessité de la mise en place du groupe de travail pour le secteur de la santé par le Premier ministre. Selon ses explications, il sera question pour les membres de ce groupe de se départir de leur appartenance pour travailler dans une collégialité et dans un esprit d’intérêt général en ayant en tête la qualité du système sanitaire afin de fournir de meilleures prestations médicales pour améliorer l’état de santé des populations togolaises.
Débutés le 5 avril dernier, Gilbert Bawara (Photo) fait savoir qu’un certain nombre d’avancée et de progrès sont déjà enregistrés sur plusieurs points de la plateforme revendication du Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) à l'issue des travaux. Il a ensuite indiqué que la mise en place du groupe de travail permettra de donner une visibilité et lisibilité des actions du gouvernement qui reste ouvert au dialogue et à la concertation.
"Il y a des acquis et des avancées qui ont été enregistrés mais nous allons amplifier le travail pour l’ensemble des préoccupations puissent être examiné", a-t-il souligné.
"Nous comprenons un certain nombre de préoccupations mais il faut aussi que le personnel de la santé comprenne la complexité et l’immensité de l’effort en termes de moyens et de ressources qui sont requis", a-t-il poursuivi en invitant le Synphot à suspendre ses mouvements de grève pendant que les discussions se poursuivent.
Pour ce qui est de la crise dans le secteur de l'éducation, le ministre Bawara a indiqué que  toutes les préoccupations ont trouvé leurs solutions depuis janvier 2017 qu’il s’agisse de la question des enseignants auxiliaires, du statut particulier des enseignants, des mutations ou affections dites punitives ainsi que celle des primes.
"Ce qui fait que nous aurions aimé et souhaité que les activités pédagogiques et scolaires connaissent un meilleur déroulement. Qu’il y a la sérénité, le calme et la tranquillité. Mais malheureusement, nous constatons que les élèves auront été les victimes expiatoires de nos comportements, notamment de l’attitude des organisations syndicales. Que les programmes et les acquis ne sont pas obtenus ; ce qui fait que nous risquons d’avoir un système éducatif au rabais", a déploré Gilbert Bawara.
A ce sujet également, le ministre a annoncé la reprise des discussions avec les syndicats pour qu’un accord soit signé pour permettre aux enfants d’avoir l’éducation à laquelle ils ont droit.
S'agissant des mouvements de grève enregistrés dans son département, le ministre de la fonction publique, du travail et de réforme administrative a informé que des actions sont en cours pour satisfaire certaines des revendications. Il a d’ores-et-déjà annoncé la réhabilitation des locaux et des équipements dudit ministère. 
Rappelons qu'en attendant l'aboutissement des négociations, les mots d'ordre de grève se multiplient dans les secteurs de la santé et de l'éducation.

Esaïe EDOH

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