LA DTD S’ACTIVE POUR APPORTER SA CONTRIBUTION AU DÉVELOPPEMENT SOCIOÉCONOMIQUE DU TOGO


Force non négligeable de  l'économie du Togo, les communautés togolaises vivant à l'étranger s'organisent davantage pour contribuer au développement du pays. En rencontre d’échanges le samedi 14 avril 2018 à Ouagadougou, sous l’égide de la DTD,  une dizaine de délégations des togolais vivants en Cote d’ivoire, au Ghana, au Benin, au Niger et au Burkina Faso ont échangé au tour du thème : « Quelles contributions de la diaspora pour le développement du Togo ?».

La rencontre de Ouagadougou  s’inscrit dans la logique de la mise en place d’une organisation de la diaspora togolaise dans son ensemble pour mettre les compétences et les talents des togolais résidant à l’étranger  au service du développement du Togo : Diaspora Togolaise pour le Développement (DTD). C’est une initiative des délégués continentaux du Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD), décidés à créer une synergie d’actions de la diaspora togolaise.

Le Coordonnateur de la DTD, le diplomate Amélété Bawoumodom, ancien ambassadeur du Togo au Canada a, au cours de l’assise, expliqué le contexte socioéconomique du Togo qui aujourd’hui impose de soi  une bonne organisation de la diaspora togolaise pour une synergie d’actions pouvant impacter  de manière considérable l’économie du pays.  

« Nous avons partout dans le monde de véritables talents et compétences capables d’impacter très positivement le développement du Togo.» a-t-il déclaré.

D’après ses explications, la DTD ne supplante pas l’État togolais, mais elle travaillera à  être une organisation crédible pour jouer le rôle d’intermédiation entre l’État togolais et ses citoyens résidents à l’étranger.

Diverses sources indiquent que plus de 2 000 000 de Togolais résideraient aujourd’hui à l’étranger. Pour ce qui concerne leur appui informel à l’économie du pays, Dakoma Koussanta, économiste à la BCEAO soulignait en 2009 que la diaspora togolaise, qui représente 25% de la population, apporte plus que les appuis budgétaires. Près de 855 milliards de Francs CFA ont été transférés au Togo sur la période 2000-2009 par la diaspora togolaise, soit environ 150 milliards de FCFA en moyenne par an.

Par ailleurs, une étude récente menée par l’association Visions Solidaires montre que le Togo se place en deuxième position au niveau africain en ce qui concerne la part des transferts de fonds des migrants dans le PIB. 

Tous ces chiffres illustrent clairement la contribution de la diaspora à l’économie du pays, bien que portant sur une certaine solidarité affective aux familles. 

De la solidarité familiale à la solidarité de développement du pays : s’organiser face aux difficultés

Face aux enjeux de l’économie mondiale, la force économique de la diaspora surtout des pays africains devient non négligeable surtout en termes d’investissements, d’innovation et de création d’emplois. La diaspora togolaise vivant en Afrique, d’après les informations recueillies au cours de cette rencontre manifeste un grand d’intérêt pour initier des projets, créer des entreprises au pays, cependant on note du découragement souvent lié à des questions d’ordre politique ou organisationnel.  Ainsi par exemple la délégation de la  diaspora togolaise en Côte d’ivoire se réclamant du plus grand effectif de la diaspora togolaise dans le monde, et réunie en l’Union des Togolais en Côte d’ivoire (UTOCI) a expliqué que les togolais en Côte d’Ivoire sont confrontés aux problèmes d’établissement de cartes ou pièces d’identité. Cette situation les élimine très souvent de l’obtention des prêts auprès des institutions bancaires ou de microfinance. 

« Nous avons la volonté d’investir ou d’entreprendre chez nous au Togo, mais en Côte d’Ivoire, il n’y a aucun organe d’Etat pour nous aider. Vous devez revenir au pays pour tout faire et avec toutes les difficultés qui finissent par vous décourager parce que  au pays même, il n’y a pas de structure qui s’occupe particulièrement de la diaspora», a relevé, le porte-parole de la délégation de la Côte d’Ivoire, Attisso Kodjovi. 

Les togolais résidant au Niger, au Burkina Faso et dans bien d’autres pays d’Afrique ne sont pas épargnés des mésaventures liées à l’obtention de carte d’identité à l’étranger. Selon le président de la Communauté des Ressortissants Togolais au Niger, Combaté Tiénibey, les Togolais résidents au Niger ayant tenté d’investir  ou d’initier un projet au Togo, leur pays d’origine sont souvent revenus très déçus des procédures ou des tractations qui sont souvent lourdes.

Désormais, il faut s’organiser pour mettre en place une organisation crédible et  capable  d’être un partenaire de l’État auprès de la diaspora. C’est ce à quoi les échanges ont abouti.  Il s’agit de la Maison de la Diaspora pour le Développement (MDD).

La Maison de la Diaspora pour le Développement (MDD) va être la structure devant accompagner  les Togolais résidant à l’étranger dans la réalisation de tous leurs projets d’ordre socioéconomique sur le territoire togolais. Cette structure travaillera en collaboration avec les services de l'’État Togolais, sera l’interface de la diaspora togolaise pour des questions d’investissement au Togo. 

Les délégués continentaux du CJD sont chargés d’organiser les communautés togolaises dans leurs zones de compétences afin de permettre à la DTD de mettre en place dans les meilleurs délais la Maison de la Diaspora pour le Développement qui est le projet diaspora inscrit au programme ABC (Agir pour Bâtir la Cité) du CJD. Une délégation de la DTD, les délégués continentaux, des décideurs politiques et des leaders d’opinion seront en tournée en Amérique, Europe, Asie et au Moyen-Orient pour rencontrer des partenaires en développement, des investisseurs et la diaspora Africaine et les convaincre à soutenir le programme ABC pour le développement du Togo, et de l’Afrique en général.

La Rédaction
                            

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