L’ONG "LES AMIS DE LA TERRE" MISE SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES POUR LIMITER LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES


La question des énergies fossiles et du changement climatique était au cœur d’une conférence publique organisée mardi à Lomé par l’ONG « Les Amis de la Terre ». Placée sous le thème  « Le monde sans les énergies fossiles. La transition vers les énergies renouvelables », la conférence vise à partager avec les participants les effets néfastes des énergies fossiles, notamment le pétrole, le gaz et le charbon sur les changements  climatiques et de proposer une alternative à ces énergies qui sont  responsables de 80% des émissions mondiales de CO2 et de 67% des émissions de gaz à effet de serre.
 
Selon François Lardja Monkouna, conseiller du ministre de l’environnement et des ressources forestières, la Contribution prévue déterminée au niveau national (CPND) du Togo, relative à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, indique que si le statu quo persiste en matière d’énergie, on assisterait à une aggravation de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, à une augmentation de la pauvreté monétaire et non monétaire et même des conséquences sur le plan agricole.

« Réduire par tous les moyens l’usage des énergies fossiles, émettrices des gaz à effet de serre est une solution efficace contre les changements climatiques. Les combustibles fossiles étant des ressources d’émission de gaz à effet de serre, il est important de mettre en œuvre des initiatives sobres en carbone », a-t-il déclaré.

Il a rassuré l’assistante des engagements pris par le gouvernement togolais pour contribuer à l’atteinte des objectifs de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques afin de limiter l’accroissement de la température à 2° C à l’horizon 2030.

Pour Kokou Agbémadon, le coordonnateur national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives au Togo (ITIE-Togo), pour une transition énergétique écologiquement durable et socialement viable, une vision à long terme, une rupture dans les comportements d’usage, et la mise en place d’une politique et une stratégie qui interpelle toutes parties prenantes, à savoir, le gouvernement, les investisseurs et les organisations de la société civile sont incontournables.

De son coté, Kokou Amégadzé, directeur exécutif par intérim de l’ONG « Les amis de la Terre », a exhorté le gouvernement togolais à la mise en place d’une législation nationale sur la transition énergétique, l’amélioration du cadre politique énergétique, institutionnel pour prendre en compte la transition énergétique, la proposition des technologies d’énergies renouvelables écosensibles et  l’effectivité de la décentralisation afin d’opérationnaliser la démocratie énergétique.

Par ailleurs, il a invité les  acteurs du secteur privé à poursuivre le reboisement compensatoire non seulement du fait des végétations détruites mais aussi pour séquestrer les gaz à effet de serre et d’augmenter les capacités de stockage et de sécurisation du gaz butane pour la consommation domestique.

Edem KOAMI
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