L’OPPOSITION MAINTIENT SES MARCHES SUR SES ANCIENS ITINÉRAIRES


Un nouveau bras de fer s’annonce cette semaine entre le gouvernement togolais et la coalition des 14 partis politiques de l’opposition au sujet des manifestations des 25, 26 et 30 avril de la C14. L’opposition rejette en bloc les nouveaux itinéraires de Payadowa Boukpessi, le ministre de l’administration territoriale qui a cru bon de modifier les itinéraires prévus pour répondre aux multiples plaintes des riverains des voies que les manifestants de la coalition empruntent depuis 7 mois et qui ont atteint leur paroxysme. Et, elle dit maintenir ses manifestations sur ses anciens  itinéraires.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition s’insurge contre la décision du gouvernement togolais de modifier les itinéraires de ses manifestations en les circoncisant au quartier de Bè.

Pour Brigitte Adjamagbo-Johnson, la coordinatrice de la coalition, cette modification du gouvernement relève d’une interdiction déguisée et la C14 n’attend pas s’exécuter.

« Les 14 partis politiques de l’opposition togolaise rejettent catégoriquement la proposition d’itinéraires faite par le gouvernement. Elle a décidé de marcher suivant les anciens itinéraires à Lomé » déclare Brigitte Adjamagbo-Johnson sur Victoire Fm.

Selon Brigitte Adjamagbo-Johnson, ces itinéraires sont arrêtés de façon consensuelle entre le gouvernement et la coalition et il n’est pas question aujourd’hui de les changer.

« Nous ne pouvons pas les accepter d’autant que c’était déjà quelque chose de consensuelle issue des discussions que nous avons eu avec le gouvernement au moment où nous avons lancé les manifestations qui ont été reportées à la demande du facilitateur. Nous n’avons fait que reconduire les itinéraires et nous ne comprenons pas qu’aujourd’hui le gouvernement croit pouvoir nous interdire, d’utiliser ces itinéraires… Nous maintenons nos manifestations avec nos anciens itinéraires », a-t-elle indiqué.

La Secrétaire générale de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) balaie d’une main de revers l’argument qui motive M. Boukpessi a changé les itinéraires des manifestations. Elle estime qu’il n’y a aucune loi qui dit qu’il faut manifester là où on ne peut pas gêner les gens.

« A quoi serviraient des manifestations si elles ne gênent pas un tant soit peu le déroulement normal de la vie économique et sociale ? », questionne-t-elle.

Face à ces nouvelles incompréhensions qui entourent ces manifestations, l’on doit s’attendre pendant ces 3 jours de marches à des échauffourées  entre forces de l’ordre et manifestants.

Edem KOAMI
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