ALASSANE GUIRA DÉNONCE LES NOUVEAUX FRAIS DU "MERIS"


Le Port Autonome de Lomé, est un atout non négligeable à l’économie togolaise. Sauf que cet atout n’en ait pas un bien que les autorités ont investi des milliards pour en faire une plateforme portuaire la plus en vue de la sous-région. Alors qu’il devrait multiplier ses clients à cause de la construction du 3e quai, le PAL en perd plutôt au profit des ports voisins pour la simple raison des faux frais et aux tracasseries dont sont victimes les clients.

La majorité des clients du Port Autonome de Lomé viennent des pays de l’hinterland. Mais ces temps-ci, ils se font de plus en plus rares à cause de la surenchère dans les prestations de service au port de Lomé. Ceux qui continuent de venir pour leurs affaires font face depuis quelques jours à un nouveau problème d’augmentation de frais de 10 000 FCFA en plus des 10 000FCFA qu’ils versaient déjà à la douane au profit des escortes.

Ce nouveau frais est la conséquence de la mise en œuvre du projet MERIS initié par l’Union des Professionnels Agréés en Douane (UPRAD). Il s’agit du convoyage électronique des véhicules en transit. Si l’initiative est louable, elle passe mal chez les transitaires non agréés et surtout chez les clients notamment les acheteurs et importateurs de véhicules du Burkina Faso,  du Mali et du Niger.

Pour Alassane Guira (Photo), président de l’Union des Transporteurs Opérateurs Économiques et Chauffeurs du Burkina-Faso au Togo (UTOEBFT), payer de nouveau 10 000 FCFA sera insupportable pour les clients puisqu’en réalité, il ne s’agit pas d’une nouvelle prestation.
  
« Si on nous dit aujourd’hui que 10.000 francs CFA doivent quitter Cinkassé pour revenir et que hier, on nous parlait d’un escorte physique mais aujourd’hui, l’escorte est électronique, à quoi bon de payer encore ? » s’est-il interrogé.

Selon lui, ce projet paraît encore flou dans la mesure où lorsqu’il y a problème c’est le signataire de la déclaration qu’on interpelle l’UPRAD. 

« La question est alors de savoir si un véhicule n’est pas reversé, c’est l’UPRAD qu’on attaque ou l’agréé individuellement. C’est ce dernier qu’on attaque individuellement mais je ne comprendrai pas pourquoi à chaque fois, on fait cas de l’UPRAD », s’est-il indigné.

Cette somme de plus pénalise le client, a-t-il dénoncé. « Cela y va de notre économie et nous ne pouvons pas l’admettre », insiste-t-il.

Déjà avant MERIS, la question du convoyage ou du suivi des véhicules en transit coute près de 300 000 FCFA aux clients, pour seulement 5416 FCFA qui sont versés dans les caisses de l’État. Tout ceci démontre le rôle peu orthodoxe que joue l’UPRAD en complicité avec certaines personnalités pour plomber l’économie nationale puisque avec l’augmentation des frais, certains clients menacent déjà de quitter le port de Lomé pour ceux de Cotonou ou de Téma.

Thierry AFFANOUKOE
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