CRISE POLITIQUE : L’UFC APPELLE POUVOIR ET OPPOSITION A UNE POSTURE QUI FACILITE LES POURPARLERS ET A TERME LES COMPROMIS


Annoncé samedi à la conférence-débat, organisée par son parti politique, Gilchrist Olympio, le président national de l’Union des Forces de Changement (UFC)  a brillé par son absence à cette rencontre consacrée à la proposition du parti « Détia » pour une sortie de crise au Togo. Cette conférence-débat avait aussi coïncidé avec le 26e anniversaire de l’attentat de Soudou, où Gilchrist Olympio a failli laisser sa vie.

Placée sous le thème : " De la lutte pour l’indépendance à la proposition de l’UFC pour une sortie de crise ", la Conférence-débat a été animée par Dr Ekoué Folly qui a axé sa communication sur la marche historique du Togo à l’indépendance du Togo, la vision de Sylvanus Olympio pour le Togo et son assassinat, la gestion de l’après indépendance, le Togo sous Eyadéma, l’avènement de la démocratie en 1990, l’accord politique RPT-UFC de 2010 et la suite jusqu’à ce jour.

Pour Dr Ekoué Folly, les acteurs politiques, pouvoir et  opposition ne doivent pas perdre de vue que le Togo est notre bien commun, ce malgré leurs divergence et  aspiration à l’alternance politique.

"Il faut que tous les partis politiques qui veulent diriger le Togo puissent s’approprier la méthode de la maison et du maisonnier. Et que la continuité y soit, que le maisonnier qui vient ne casse pas le travail du maisonnier précédent" a-t-il déclaré.

Selon le conférencier, la dynamique de l’UFC en signant l’accord avec le pouvoir en place, en mai 2010, traduit bien la pensée du «  Père de l’indépendance », sauf qu’elle a été mal comprise par les togolais,  tout comme à l’époque, Sylvanus Olympio fut mal compris par les siens.

"Cette nouvelle tendance de la lutte politique de l’UFC est historique, malgré les flèches que le peuple lui a envoyé, et doit faire émulation et devenir la boussole pour les décennies à venir" a-t-il souligné.

Parlant de la crise sociopolitique que traverse actuellement le Togo, Dr Ekoué Folly a indiqué que la sortie de crise passe par le "règlement de  la question de la Constitution", et  "que le régime doit assimiler que le Togo est un bien commun et qu’on doit le gère en s’alternant" et l’on doit  "voir comment faire pour une alternance pacifique, et les concessions à faire".

Concernant l’accord RPT-UFC, André Johnson cadre de l’UFC et ministre de l’environnement a martelé qu’il a permis de décrisper la situation politique dans le pays.

"Même s'il y a eu des manquements, cet accord a eu le mérite de faciliter le retour à l'apaisement", s’est-il prononcé.

A cette conférence-débat, il s’est dégagé que  l’alternance démocratique au Togo, ne pourra jamais se réaliser sur la base d’un face à face entre pouvoir et opposition. Ainsi, il faudra que les protagonistes à la crise  adoptent une posture qui facilite les pourparlers et à terme les compromis.

Edem KOAMI
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