OUI, A MERIS SANS L’AUGMENTATION DES 10 000 FCFA


Depuis quelques jours, les activités tournent au ralenti au Port Autonome de Lomé (PAL), en ce qui concerne le dédouanement des véhicules usagers. Et pour cause, les transitaires non agréés refusent de payer de nouveaux frais liés au projet MERIS initié par l’Union Professionnelle des Agréés en Douane (UPRAD) pour le convoyage électronique des véhicules en transit.

La mise en œuvre de ce projet mal ficelé par l’UPRAD vient compliquer le travail déjà difficile des transitaires non agréés qui se battent depuis des années contre les faux frais qui font fuir les clients du PAL.

Face à ce manque à gagner pour l’économie togolaise, et pour ne pas perdre le peu de clients qui viennent encore au Togo, ces transitaires ont décidé mercredi de faire quitter  près de 200 à 300 véhicules usagers le PAL sans que les clients aient payé la quittance de MERIS.

Pour Tona Sodji Komi, secrétaire général adjoint du Syndicat Libre des Transitaires du Togo (SYLITRANSTO), le processus de MERIS fait trainer les choses ce qui n’arrange pas les clients.

« Nous avons pris cette décision parce MERIS fait trainer les choses et les clients s’impatientent. Avec MERIS, c’est des problèmes de connexion au niveau des banques. La deuxième chose est la lenteur dans la prestation de service au niveau de MERIS. Il faut passer 3 à 4 heures de temps pour obtenir le stripeur. Les voitures vont passer encore du temps pour obtenir la plaque provisoire avant de partir pour le terminal du Sahel à Zongo où elles vont encore passer du temps. C’est trop ! C’est pourquoi nous avons jugé de libérer les clients et de sortir les voitures sans suivre le nouveau processus parce que  MERIS fait traîner les choses de nouveau », a-t-il indiqué.

A leur niveau, ils disent s’organiser pour faire échec à tous projets de faux frais qui n’arrangent pas les activités au port.

«Il y a quelques années nous avons des problèmes avec des faux frais sur le terrain et ça a chassé les clients au PAL. Face à cette situation et pour répondre à la concurrence des autres ports de la sous-région, nous avons décidé qu’on ne va plus assister à ces genres de choses sur le terrain. Et c’était notre lutte quand le projet MERIS initié par l’UPRAD a surgit. Cela nous a un peu étonnés parce que le travail que nous faisons actuellement est déjà électronique. Il y a de cela deux semaines la douane a quitté le système Sydonia world pour Java, et déjà il y a la traçabilité électronique au niveau de la douane » a-t-il protesté.

Consciente de la rareté de la clientèle au PAL, ces transitaires non agréés ne comprennent pas le soutien de la douane audit projet.

« Ce qui se passe laisse à désirer. La douane fait de ce papier de convoyage de MERIS, un élément de recevabilité de dossier dans les parcs avant d’autoriser la sortie des véhicules ce qui est incompréhensible. Nous devrons œuvrer de manière à faire bouger le port parce que c’est le poumon de notre économie. A-t-il lancé.

Si aucune solution n’est trouvée à cette situation d’ici la semaine prochaine pour supprimer la nouvelle augmentation de 10.000 FCFA que doivent supporter les clients à cause de MERIS. Les transitaires non agréés menacent de cesser les activités.

Edmond VIDZRO
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