LE STATUT PARTICULIER DE L’ENSEIGNANT N’EST PAS ENCORE ADOPTE

En plénière le 30 juin dernier, les députés de l’Assemblée nationale  ont discuté du statut particulier des enseignants, l'un des motifs phares de multiples mouvements de grève qu'a connus le secteur éducatif togolais  ces dernières années. Et tout laisser croire que ceux-ci ont adopté ledit statu. Ce qui n’est pas le cas nous confie Atsu Atcha (Photo), le porte-parole de la CSET, Coordination des Syndicats de l’Éducation du Togo dans cette interview. Lisez plutôt !

GAPOLA : D'abord, qu'entendons-nous par le statut particulier de l'enseignant?

Atsu Atcha : Avant de répondre à cette question, il faut préciser certaines choses. D'abord, les députés n'ont pas ce rôle d'adopter un statut particulier. Leur rôle s'arrête au niveau du statut général. Donc notre passage à l'assemblée nationale n'est qu'un moyen choisi par le gouvernement pour aplanir certaines divergences sur le statut particulier. Bref, le statut particulier n'est pas encore adopté, car il passera par le conseil des ministres avant de l'être. 

Pour votre question, il faut dire que notre pays dispose d'un statut général de la fonction publique. Et quand il y a le général, il y a toujours le particulier. C'est ainsi que le secteur de l'éducation, vu sa complexité et toute son organisation, se doit de se doter  d’un statut particulier. 

Pouvez-vous partager les grandes lignes de ce document avec nous?

Ce document se présente en 4 titres : les conditions générales en parlant de l'entrée dans la carrière enseignante en fixant les conditions d'accès, les conditions spécifiques parlant de l'évolution de l'enseignant dans la carrière, les obligations et sanctions, les droits et avantages. 

Est-ce le meilleur statut particulier de l'enseignant comparativement à certains de la sous-région?

Nous ne saurons le dire, chaque pays a  sa spécificité et le présent statut, s'il est adopté, ne sera que l'image de ce que l'on veut pour notre pays. 
De même, nous ne pouvons pas comparer notre statut général à celui d'un autre pays, de même nous ne saurons le faire avec le statut particulier. 

Avec ce qui s’est passé à l’assemblée nationale ajouté au protocole d'accord signé en avril  dernier entre le gouvernement et les différentes centrales syndicales, devrons-nous s’attendre à la fin définitive des grèves?

Précisons que le statut particulier n'est pas encore adopté. Le protocole d'accord est signé le 19 avril 2018. 
On ne peut pas parler de la fin définitive de la grève, à moins qu'on la supprime de notre constitution. Il faut plutôt prendre des mesures pour qu’on n’y arrive pas, car quoiqu'on dise, ses conséquences sont irréparables. 
Dans notre cas, seul le respect des engagements pris par le gouvernement peut garantir l'éviction des grèves. 

Avez-vous un mot à dire sur le nouveau remaniement de l'année scolaire qui ramène désormais les vacances à un mois seulement?

Nous avons tous entendu le communiqué à cet effet. Mais à l'analyser, il faut reconnaître qu’après une année scolaire mouvementée et la prorogation de celle-ci, il aurait été souhaitable de fixer la date de rentrée de manière à préserver le temps de repos des apprenants surtout qu'ils en ont besoin pour bien se préparer. Mais le gouvernement a ses motifs et c’est à la mise en œuvre qu'on verra si ce réaménagement n'a pas un impact négatif sur les apprenants.

La rédaction
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