CIMTOGO : LES PETITES COMBINES DU DG ERIC GOULIGNAC

ERIC GOULIGNAC, DG CIMTOGO
C’est ce qu’on appelle la course effrénée à l’enrichissement. Et plutôt à la sueur du front de ses employés. A peine débarqué à Lomé en provenance du Burkina Faso où son départ a été célébré à coup de bières et de champagnes tellement sa personnalité était détestée, le nouveau directeur régional Togo, Bénin et Burkina Faso du groupe Heidelbergcement Eric Goulignac, est déjà le cerveau d’une petite « mafia » d’individus mus par une seule motivation : s’enrichir le plus rapidement possible.

La concurrence déloyale de Dangoté, l’une des causes de la baisse des ventes des ciments de Cimtogo aurait dû être la préoccupation majeure d’Eric Goulignac (Photo). Que nenni. Sûr de son fait,  bourré de certitudes et convaincu de soutiens qui participent à son « business » ou qu’il arrose, il préfère s’investir dans ses propres intérêts.

Comme ceux qu’il entretient avec Olivier François Jacques Bouvarel  directeur général de  la société Carrières Mines Travaux  Publics ( CMTP) une société à responsabilité limitée au capital de 2.000.000 de francs CFA dont le siège social est située à Tabligbo  Cimenterie Scantogo,   immatriculée au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier sous le numéro TG-LOM 2014 B 245, spécialisée dans le domaine de la gestion de carrières.

Celle-ci rafle tous les contrats actuels et à venir du groupe, même ceux pour lesquels elle est la moins disante ou quand bien même elle exécute mal ses prestations ou encore même en déposant ses offres hors délai de plusieurs semaines.  Un employé de la CMTP ne confiait-il pas que tant que Goulignac est là, aucune chance que leur société soit sanctionnée, encore moins éjectée. Comment peut-il en être autrement puisque Goulignac et Bouvarel sont comme « culs et chemises », traînent souvent les soirs ensemble, organisent leurs escapades nocturnes de concert et profitent de façon partagée «  des petites douceurs de Lomé ». Toute erreur de la CTMP est vite couverte et une omerta est imposée ; tandis que la moindre peccadille de petits prestataires togolais conduit à son éviction, sans état d’âme.  Pour l’exploitation à venir de la carrière Scantogo à Tabligbo, la messe est dite : elle sera pour l’ «  ami Bouvarel ». Bien évidemment de gré à gré, avec le soutien d’André Van Steenberge, le directeur des achats régional, membre actif de la « mafia de Heidelberg Cement » malgré les normes de l’entreprise. Pourtant le montant du marché est colossal : une dizaine de  millions de dollars  pour un marché d’une dizaine de millions de dollars. La CTMP n’est pas la seule « bienheureuse entreprise » de la galaxie de Goulignac. La française Eiffage aussi. Sur la réalisation de la voie de 500 mètres amenant de la N1 jusqu’à l’usine de Cimtogo dans la région de la Kara, malgré les offres de Centro et d’autres entreprises locales, c’est elle qui a la préférence d’Éric Goulignac. Pourtant, Eiffage est la moins disante.

MONTAGE COMPLEXE

Pour le DG, seuls ses intérêts et ceux de ses amis comptent. Pour ceux qui veulent regarder tout cela de près ou contester son système, il y a la mère « fouettarde », la bonne copine Lora Maca, juriste de Heidelbergcement, plusieurs années de droit et tout le reste de travers, et dont les employés se demandent  quelle est sa fonction réelle, blacklistée partout en Afrique et accueillie comme un princesse au Togo.  Elle qui, flanquée de Goulignac, passent leur temps à fouiller dans la vie personnelle des employés, à colporter des ragots de toutes sortes afin de salir leur  réputation des employés, mettre une pression insoutenable et faire craquer physiquement et moralement les agents, leur demander  d'espionner leurs collègues pour leur compte. Et bien sûr, s’attribuent tous les succès possibles et inimaginables de l’entreprise. 

Pour encore plus élargir le réseau, Goulignac se préparerait à faire atterrir à Lomé un nouvel expatrié au poste de responsables des carrières pour le Togo, pour bien renforcer ses tentacules. Qui sont déjà bien solides. Notamment à travers un montage derrière lequel il serait seulement 5 mois après son arrivée. Il s’agit d’un acte de  cession de parts et de changement de dirigeant reçu  par l’étude de Me Lysiane Amorin, notaire à Lomé en mars 2018. Dans cet acte  Marie Bernadette Sergine Cabore, demeurant officiellement à Atiégou, a cédé à la CTMP (tiens !) la totalité des 48 parts numérotées de 53 à 100 qu’elle détient dans la société "Technique, Transport et Manutention" SARL.
Moyennant un prix principal payé comptant et quittancé dans l’acte.

Aux termes d’un autre acte reçu par la même notaire le mois suivant, monsieur Jean Michel H. A. Boucly, demeurant aussi officiellement à Atiégou, a cédé la totalité des 52 parts qu’il détient dans la même  société à la  CMTP  02 parts numérotées de 51 à 52 ; et à la société Africa  Construction  Consultancy  LTD, société à responsabilité limitée dont le siège social est aux Emirats Arabes Unis immatriculée au Registre des Sociétés sous le N° A 132/01/14/7778, 50 parts numérotées de 1 à 50.

Moyennant un prix principal payé comptant et quittancé dans l’acte. Aux termes du même acte, les associées ont nommé Bouvarel gérant de  "Technique, Transport et Manutention" Sarl, en remplacement de Monsieur Jean Michel H. A. Boucly  qui se retire de ladite Société.

De sources concordantes, Eric  Goulignac serait derrière ce montage destiné à avoir le contrôle sur cette entreprise avec son « ami des 400 coups » Bouvarel, pour rafler plusieurs marchés de transport et de manutention  de HeidelbergCement, en plus de ce que récupère déjà la CMTP.
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QUI SOMMES-NOUS? Redaction GAPOLA

1 commentaires:

  1. En droit administratif, le moins-disant (ou la moins-disante) est l’individu (ou l’entreprise) qui fait l’offre la moins chère lors d’une adjudication.

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