LA C14 DÉNONCE LA VIOLATION DE LA FEUILLE DE ROUTE ET SAISIT LA CEDEAO A TRAVERS UN MEMORANDUM


La coalition des 14 partis politiques de l'opposition insatisfaite des recommandations de la CEDEAO,  maintient la pression sur le pouvoir de Faure Gnassingbé pour  une mise en œuvre consensuelle de la feuille de route. Elle a saisi  jeudi, la CEDEAO à travers un mémorandum.

Dans ce mémorandum, la coalition fait 12 propositions "concrètes" sur lesquelles elle attire l'attention du nouveau dirigeant de la CEDEAO.



Selon la coalition, la mise œuvre des recommandations passe avant tout par les mesures d'apaisement. Ainsi la coalition demande et exige la libération des personnes toujours en détention dans le cadre des manifestations de l'opposition, la levée  de l'État de siège des villes de Mango, Bafilo et Sokodé et la facilitation du retour de Tikpi Atchadam, le leader du PNP au pays.





Pour les leaders de la C14, pas question pour le pouvoir de Faure Gnassingbé de mettre en œuvre seul les recommandations de la CEDEAO. Voilà pourquoi elle exige un gouvernement transitoire et dénonce la reprise de service de la CENI bien qu'elle soit incomplète et contestée.



S'agissant de la révision du fichier électorale, la coalition propose un recensement biométrique intégral qui  devra se dérouler au cours d’une même période sur toute l’étendue du territoire et pourra s’appuyer sur l’organisation d’audiences foraines pour la délivrance d’acte nécessaire à l’établissement de carte nationale d’identité aux électeurs qui n’en ont pas.



Pour ce qui est de la personne du chef de l'État Faure Gnassingbé, la coalition exige que la question de sa candidature ou non aux prochaines élections soit discutée dans la suite du dialogue inter-togolais.



La coalition propose également, à défaut du rétablissement des dispositions originelles, que la Cour Constitutionnelle soit composée de sept membres désignés, pour un mandat non renouvelable de sept ans. " Un (1) des sept membres sera désigné par le Président de la République et six (6) par l’Assemblée nationale à raison de trois (3) sur proposition de la majorité parlementaire et trois (3) sur proposition de l’opposition parlementaire". 



Au-delà de ces points, la coalition demande aussi l'expertise de la CEDEAO dans la mise en œuvre des recommandations et l'annulation du travail effectué par la CENI jusqu'à ce jour.



Ce rapport est déjà renvoyé aux facilitateurs qui sont attendus le 27 août prochain à Lomé pour poursuivre le dialogue inter-togolais.



Esaïe EDOH
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