LES RESPONSABLES DE "MUTUAL FINANCE" PORTÉS DISPARUS AVEC L’ARGENT DES ADHÉRENTS

Désolation et tristesse, c’est ce qu’on pouvait lire jeudi sur les visages des adhérents de la microfinance "Mutual Finance" dont le siège social se trouve à Agoé-Sogbossito. Alors qu’ils étaient là, ce matin pour des opérations, grande était leur surprise de voir les portes restées fermées de cette Institution de Microfinance (IMF). Et il se raconte que "Mutual Finance" serait en faillite.

Ils sont plusieurs épargnants de "Mutual Finance" à avoir fait le déplacement ce matin sur le  siège social de l’institution pour, soit retirer les épargnes ou déposer de l’argent sur leurs comptes. Mais aucune de ces opérations n’a été possible. Les responsables de "Mutual Finance" seraient portés disparus avec l’argent des adhérents.

Cette situation qui n’est pas le premier du genre au Togo relance le débat sur les conditions d’autorisation et d’installation des institutions de microfinance dans le pays.

Cette énième faillite démontre que le secteur est toujours en proie à des problèmes structurels et soufre d’un laisser-aller au plan réglementaire.


Pour preuve, bon nombre de ces IMF au Togo, ne disposent d’aucune autorisation, malgré l’appel du Fonds monétaire international (FMI) qui a recommandé aux autorités d’établir une stratégie en vue d’intégrer ces institutions dites "illégales" dans le système de réglementation, ou à les fermer.

Selon un rapport du FMI, seuls trois opérateurs ont fait montre d’amélioration dans leur situation financière. D’ailleurs, l’autorité de supervision de la microfinance, CASIMEC (Cellule d’appui et de suivi des institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit) "est en sous-effectif considérable et a besoin d’un important renforcement institutionnel", indiquait le FMI en août 2015.

Toutefois, le marché est en plein essor depuis les 5 dernières années, avec un taux de couverture de 43% de la population en 2015, le plus grand taux de pénétration dans la zone UEMOA.

Thierry AFFANOUKOE
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