MOIS DE LA DIASPORA : A L’ÉTAPE DE KANTE DANS LA KERAN, LES POPULATIONS SOUHAITE QUE L’ÉDUCATION SOIT RÉÉCRITE AU TOGO


Après Dapaong et Mango, la délégation du CJD a échangé avec les populations de Kanté, ville située à environ 500 km de la capitale Lomé ce dimanche 09-09-18. Comme dans les deux grandes villes du Nord du pays, les réflexions ont porté sur la décentralisation, l’émigration et les opportunités de développement au Togo. C’est le préfet de la Kéran, M. Douti qui a ouvert les travaux de la rencontre. Prenant la parole, il a souhaité que les filles et fils du pays, dont certains occupent des postes importants dans les grandes institutions occidentales puissent avoir l’opportunité de venir mettre leurs expériences au service de développement de leurs communautés. Pour lui, l’initiative est louable et mérite d’être accompagnée.

Après le mot du préfet, M. Adom Orphée, Coordonnateur du CJD, dans son intervention, a émis le vœu de voir les filles et fils de la Kéran et partant de tout le Togo, prendre leurs responsabilités et s’engager dans la promotion des valeurs citoyennes et le développement de leurs communautés. « La décentralisation est une réelle opportunité pour les jeunes d’occuper des postes de responsabilité, eux qui connaissent mieux les réalités du terrain, afin de contribuer significativement à l’éclosion d’une nouvelle génération de citoyens capables de porter les vraies aspirations des populations ».

La deuxième communication, présentée par M. Gozo Bertin, a édifié l’assistance sur la nécessité de s’informer avec les nouvelles technologies et de l’information pour acquérir une certaine culture générale et une ouverture d’esprit. A l’ère où les téléphones cellulaires sont répandus comme de petits pains, il est indispensable que chaque citoyen fasse un usage efficient de ces outils, afin d’accéder à l’information de qualité et changer sa vie. Rappelant les secteurs porteurs (notamment l’agriculture en ce qui concerne la Kéran), dans lesquels les populations peuvent investir pour subvenir à leurs propres besoins, aux besoins de la communauté et du pays tout entier. M. Gozo a donné l’exemple de la Corée du Sud qui achète les matières premières, les transforme puis revient les vendre chers aux africains, alors même qu’aux lendemains des indépendances en Afrique, cette péninsule était encore parmi les pays les plus pauvres du monde. Ces faits ainsi exposés, ont permis aux populations de la Kéran, de prendre conscience des potentialités dont regorge leur localité.

Réagissant aux présentations, les femmes ont souhaité que le CJD de par sa Maison de Savoir et des Opportunités (MSO),  pense aux projets spécifiquement dédiés aux femmes paysannes. Quand aux étudiants, ils souhaitent que l’éducation togolaise soit réécrite afin que les jeunes générations puissent bénéficier d’une bonne formation de base capable, de faire d’eux, de bons citoyens de demain. Niamtougou et Kara sont les étapes suivantes dans la région de la Kara. 

Kénanou ISSIFOU
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