QUI POUR ARRÊTER LA CENI DANS L’ORGANISATION DES ÉLECTIONS SANS LA C14 ?


Annoncés dans les tous prochains jours à Lomé, les présidents Alpha Condé et Nana Akufo-Addo, facilitateurs de la crise politique togolaise auront à trancher l’épineuse question de la composition de la CENI.  Pour cause, la coalition des 14 partis politiques de l'opposition n'a toujours pas de représentants au sein de l'institution chargée d'organiser et de superviser les prochaines législatives, les locales et le référendum.  Elle tient à la recomposition de la Commission pendant que le gouvernement se réjouit de ses activités et l'exhorte à aller au bout.


La question de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) était au cœur des discussions de la première réunion du Comité de suivi de la mise en œuvre des recommandations de la CEDEAO. Faute d’entente entre pouvoir et opposition, le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Brou a dû convaincre les protagonistes de la crise à s’en remettre aux facilitateurs pour les départager.

A Lomé et en marge de la réunion du Comité de suivi, Tibou Kamara, le conseiller spécial du président guinéen a promis à la C14, un compte rendu fidèle de leur revendication aux facilitateurs qui aideront la classe politique à  implémenter  la feuille de route de la CEDEAO.

« La question de la CENI trouvera certainement une solution lorsque nous en ferons un compte rendu à nos 2 chefs d’État parce que c’est le gage d’un climat de confiance beaucoup plus important au sein du processus et de la garantie de la participation effective de l’opposition aux élections », avait-il souligné.

Mais en attendant la réaction des facilitateurs, le pouvoir de Lomé se félicite de l'avancement des travaux de la CENI. L'Union pour la République (UNIR) ne croit pas à la décision de la CEDEAO de suspendre les activités de la CENI mais il est certain que les Experts électoraux annoncés viendront la renforcer.

« L’opposition donne aux Togolais la fausse image que des facilitateurs viendraient imposer quelque chose. S’il y a une solution, elle prendra en compte l’opinion du gouvernement et de sa majorité et de l’opposition. Ce sera par consensus que nous déciderons de ce qui va se faire », a déclaré Christian Trimua, l’un des conseillers du chef de l’État togolais,  dimanche dans l’émission « D12 » de Pyramide FM.

Cette nouvelle crise après la feuille de route, n’émeut la CENI qui au lendemain du Sommet de la CEDEAO à Lomé a repris service. Elle dit respecter à la lettre l’exhortation de la CEDEAO à procéder à la révision intégrale du fichier électoral en vue de l’organisation, le 20 décembre 2018, des élections législatives et maintenant les locales et le référendum.

Notons que la feuille de route de la CEDEAO issue de la 53è Conférence des Chefs d’État et du gouvernement recommande une CENI inclusive et participative.

GAPOLA
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